Cinq libertés nécessaires, discours de Thiers Commentaire de Texte

Cinq libertés nécessaires, discours de Thiers
Commentaire sur le Discours de Thiers prononcé le 11 janvier 1864 devant le Corps législatif, lors de la discussion annuelle de l'Adresse et faisant un état des lieux des libertés dont jouissent les citoyens.
№ 24787 | 2,230 mots | 10 sources | 2011
Publié le juin 06, 2011 in Histoire , Sciences Politiques
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Résumé:

Adolphe Thiers est issu d'un milieu bourgeois, mais épouse Elise Dosne qui, elle, est issue d'une famille très aisée. Il fait ses études de droit à Aix-en-Provence puis monte à Paris, où il se lance dans l'écriture d'une histoire de la Révolution française et dans le journalisme libéral. Il a été alors proche de Villèle et de Chateaubriand. Lors que la révolution de juillet, il fut très actif, notamment en organisant la résistance des journalistes, menacés par la suspension de la liberté de la presse. Il a ensuite eu un rôle politique de premier ordre sous Louis-Philippe : il fut d'abord sous-secrétaire d'Etat aux finances, puis aux finances, ensuite ministre de l'Intérieur, de l'Agriculture et du Commerce, et enfin président du Conseil en 1836 et 1840. Mais, jugé trop entreprenant par le roi, celui-ci se sépare de lui. Thiers rejoint alors l'opposition jusqu'à fin de la monarchie. On le sent déjà républicain conservateur et cela se confirmera lorsqu'il soutiendra la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte lors des élections de la Seconde République. Cependant, Thiers comprend vite que ce n'est pas la République qui l'intéresse mais un retour de l'Empire. Il se pose alors en adversaire au nouveau régime et est contraint à l'exil.
Lorsqu'il fait son retour sur la scène politique à l'occasion des élections législatives de 1863, il se présente sous l'étiquette libérale, tout en gardant une certaine indépendance. Il est élu à Paris grâce à la fidélité des républicains modérés. Le gouvernement impérial s'inquiète alors de son retour, à juste titre, puisqu'il n'attend pas sept mois pour faire entendre ses revendications libérales, comme en témoigne ce discours.
On remarquera dans un premier temps que Thiers dénonce le despotisme démocratique, puis qu'il fait des propositions afin que les libertés limitées par celui-ci deviennent effectives et, enfin, on verra comment le régime autoritaire se libéralise peu à peu.

Extrait du document:

Parallèlement au discours de Thiers, un mouvement ouvrier, conduit par Henri Tolain et Henri Lefort, exprime des revendications voisines de celles de Thiers, à la seule différence que les leurs sont exclusivement sociales.
C'est le Manifeste des soixante, rédigé en 1864 par les deux syndicalistes, qui les énumère. Ainsi, on peut y lire que : « l'égalité inscrite dans la loi n'est pas dans les mœurs et qu'elle est encore à réaliser dans les faits », et également que les ouvriers constituent « une classe spéciale de citoyens ayant besoin d'une représentation directe […] On a répété à satiété : il n'y a plus de classes depuis 1789 ; tous les Français sont égaux devant la loi […] il nous est difficile de croire à cette affirmation. ». Le mouvement demande également l'établissement d'une véritable démocratie, tant politique qu'économique et sociale.

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