« Comme on passe en été », Du Bellay Commentaire de Texte

« Comme on passe en été », Du Bellay
Commentaire du sonnet « Comme on passe en été », issu du recueil « Les Antiquités de Rome » de Du Bellay se demandant en quoi ce texte présente une rhétorique rigoureuse qui se traduit par une structure forte et des contrastes nets.(pdf)
№ 29779 | 1,345 mots | 0 sources | 2013 | FR
Publié le juin 04, 2013 in Histoire , Littérature , Littérature Etrangère
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Résumé:

En 1553, le roi de France Henri II est en guerre contre Charles Quint (souverain en Espagne, en Italie, en Autriche, aux Pays-Bas et en Bourgogne...). C'est que l'année précédente, Henri II a annexé Metz, Toul et Verdun, 3 villes de Lorraine qui appartenaient au Saint Empire Romain germanique (et donc à son héritier : Charles de Habsbourg, connu sous le nom de Charles Quint). Pour soutenir cette guerre contre Charles Quint, le roi de France envoie le cardinal Jean Du Bellay négocier avec le pape Jules II en vue d'obtenir de l'argent (pour lever de nouvelles troupes). Le cardinal à cette occasion emmène son cousin à Rome : notre poète réalisait ainsi son rêve d'humaniste... A Rome, Du Bellay écrira un recueil de 32 sonnets, Les Antiquités de Rome, où il philosophe sur la grandeur et la décadence des empires. Dans notre sonnet « Comme on passe en été », il s'indigne de voir les Français, les Espagnols, les Autrichiens — les vaincus d'autrefois — convoiter l'Italie. Et cette indignation sera soutenue par une puissante rhétorique.

A) Un sonnet fortement structuré
B) Des oppositions tranchées

Extrait du document:

Tout le sonnet repose sur une suite de comparaisons ((“Comme on passe en été...”, “Comme on voit les couards...”, “Et comme devant Troie...”) qui, toutes trois, évoquent l'idée d'une puissance déchue, d'un ennemi autrefois redoutable et devenu inoffensif, ainsi que l'idée de revanche des vaincus, sans que l'on sache où l'auteur veut en venir. Et ce n'est qu'après le développement de chacun des comparants que survient enfin le comparé: c'est Rome, l'ennemi redoutable devenu inoffensif, et les maîtres d'aujourd'hui — Français, Espagnols, Autrichiens — sont en fait les anciens vaincus. Du Bellay crée ainsi une sorte de suspense qui nous tient en haleine jusqu'à la révélation de la clé de l'énigme.

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