"Critique de la raison pratique" de Kant - pages 135-136 Commentaire de Texte by aurore33

"Critique de la raison pratique" de Kant - pages 135-136
Commentaire portant sur un extrait de l'ouvrage de Kant portant sur le devoir de moralité.
№ 11035 | 1,845 mots | 0 sources | 2009
Publié le mai 14, 2009 in Philosophie
6,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

Kant introduit dans cet extrait la notion de devoir de moralité et l'idée de l'autonomie de l'arbitre, idée qui introduit la notion de liberté, notion qui, pour Kant, permet la moralité.
Selon lui, sans liberté il n'y a pas la possibilité d'être moral. Il assimile, en effet, la moralité au fait de faire le bon choix, choix qui n'est pas forcément celui que désire la volonté et qui donc présente une contrainte.

I. Première distinction : La maxime de l'amour de soi et la loi de la moralité

II. Seconde distinction : celle du principe de l'autonomie de l'arbitre et du principe de l'hétéronomie de l'arbitre

III. Troisième distinction : le commandement catégorique de la moralité et le précepte empiriquement conditionné du bonheur

Extrait du document:

Cet extrait s'ouvre sur cette déclaration de Kant : «La maxime de l'amour de soi (prudence) ne fait que donner un conseil, la loi de la moralité commande». Kant met ici en place, comme il a l'habitude de le faire, une distinction essentielle, entre la maxime de l'amour de soi et la loi de la moralité.
Une opposition se présente déjà au sein même des termes utilisés : en effet la loi morale est une règle normative à laquelle l'être de raison doit se conformer, elle est un principe universel valable pour la volonté de tout être raisonnable. Le terme de maxime s'oppose à ce terme de loi, la maxime étant un principe pratique subjectif considéré par le sujet comme valable uniquement pour sa volonté.
La maxime de l'amour de soi, également nommée prudence, peut s'assimiler au principe de prendre le bonheur pour principe suprême de détermination du libre choix. L'idée du bonheur personnel comme principe déterminant la volonté, étant une idée que Kant rejette avec vigueur. Il s'oppose ici aux nombreuses morales eudémonistes : pour lui en se fondant sur le bonheur, on détruit la moralité.

Commentaires