"De la démocratie en Amérique", Alexis de Tocqueville Commentaire de Texte

"De la démocratie en Amérique", Alexis de Tocqueville
Commentaire sur le dernier chapitre de "La démocratie en Amérique" d'Alexis de Tocqueville dans lequel ce dernier se demande comment concilier l'avènement naturel de l'égalité, avec la liberté ?
№ 24786 | 2,440 mots | 0 sources | 2010
Publié le juin 06, 2011 in Philosophie , Sciences Politiques
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Résumé:

On pourrait dire que tout travail scientifique ou de recherche a comme conséquence –la prend-on en compte ou non- un questionnement éthique. C'est dans cette perspective que se situe le dernier chapitre de la Démocratie en Amérique. Bien plus qu'un simple récapitulatif des notions générales traitées dans l'ouvrage, le Chapitre 8 : Vue générale du sujet est surtout une réflexion sur l'avenir de la démocratie et de l'égalité. Puisqu'il s'agit bien d'une récapitulation, on sera obligés de voir certaines idées présentes dans l'ouvrage, nous appuyant parfois sur d'autres textes, mais cela ne sera qu'en cherchant à éclairer ce dernier chapitre.
Dans une première partie, on voit l'aperçu général que Tocqueville porte sur son oeuvre, notamment autour des notions de liberté et égalité. Cette analyse, nous emmène à voir dans une deuxième partie, la perspective éthique que Tocqueville développe.

Extrait du document:

L'auteur refuse de choisir entre les systèmes qu'il décrit. Il ne pose aucune supériorité de l'un ou l'autre, et affirme en plus que personne ne peut « affirmer d'une manière absolue et générale que l'état nouveau des sociétés soit supérieur à l'état ancien ». Tocqueville se limite à observer que les deux types de société qu'il a décrite sont tout simplement différents. La société nouvelle a autant de vertus et de vices que l'ancienne, et bien qu'ayant des idées opposés, il est impossible de bien juger la supériorité de l'une à l'autre. En effet, Tocqueville ici ne fait point l'éloge de la démocratie, mais non plus le blâme de l'aristocratie : ce sont deux sociétés différentes, avec des biens et des maux différents, « ce sont deux humanités distinctes, dont chacune a ses avantages et ses inconvénients particuliers ». Ceci est clairement une position relativiste. Mais ce qui fait vraiment la position de Tocqueville relativiste, ce n'est pas le refus du choix, ni la remarque de la différence, mais l'affirmation de l'incommensurabilité (pour utiliser le terme de Kuhn): il ne choisit pas, puisque pour lui il est, en réalité, impossible de choisir. Mais pour quoi est-il impossible de choisir ?

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