"Dialogue entre un prêtre et un moribond" de SADE - 1795 Commentaire de Texte

"Dialogue entre un prêtre et un moribond" de SADE - 1795
Plan détaillé pour une Lecture analytique du texte de Sade "Dialogue entre un prêtre et un moribond" de 1795 mettant en scène deux personnages antithétiques, un prêtre et un libertin, tous deux défendant leur thèse.
№ 30845 | 1,225 mots | 0 sources | 2014 | FR
Publié le août 26, 2014 in Littérature
5,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

Le texte étudié, visible dans le document, commence par: "(…) Le prêtre: Arrivé à cet instant fatal..." et se termine par: "...de faire le bien et celle d'éviter le mal ? (…)

Aristocrate débauché, écrivain maudit, Donatien Alphonse François, comte de Sade, dit « le marquis de Sade » a passé vingt huit ans de sa vie en prison pour ses mœurs dissolues et son existence scandaleuse. (accusé notamment d'avoir empoisonné des prostituées lors d'orgies marseillaises).
Ses œuvres font l'apologie de la violence gratuite et de la cruauté infligées par plaisir. Elles inquiètent la censure. Le libertin de mœurs est aussi un libertin de pensée (« L'esprit le plus libre qui n'ait jamais existé », selon Apollinaire). C'est le plaisir qui procure à l'Homme le bonheur qu'il recherche, sans considération des interdits traditionnels. Le modèle à suivre est dont la Nature qui « nous commande de jouir et de jouir sans cesse [et] exige que nous y parvenions par tous les moyens » (Sade).

1. Le dialogue philosophique, une délibération polyphonique
2. Convaincre par le dialogue philosophique

Extrait du document:

Le dialogue s'ouvre par un quiproquo : le prêtre pense que le moribond se repent de ses crimes alors que ce dernier ne se repent que de ne pas en avoir accompli davantage.
Le moribond justifie sa thèse selon laquelle on ne dit pas résister aux instincts criminels que la nature nous a donnés. Il utilise à cet effet l'argument selon lequel la nature nous a programmés pour que nous l'accomplissions par le désir de toute puissance qu'elle a placé en nous.
Le prêtre juge une telle argumentation captieuse. Il répond au moribond par un argument : selon lui, le moribond s'est laissé séduire par une nature corrompue et n'a pas respecté la nature créée par Dieu.
Le moribond juge à son tour l'argumentation du prêtre captieuse en arguant du fait que Dieu, s'il a créé la Nature ne peut l'avoir créée corrompue. C'est un nouvel argument qui répond au précédent.
Le prêtre répond que si Dieu a créé une nature corrompue, c'est dans le dessein d'éprouver le libre arbitre de l'homme et donc sa valeur morale. C'est un nouvel argument qui répond au précédent.

Commentaires