Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes Commentaire de Texte by miaounemo

Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes
Commentaire portant sur la fin de la première partie de cet essai philosophique de J.J Rousseau, qui pose la question de savoir si la pitié, sentiment naturel chez l'homme, peut être mise en péril par la raison.
№ 5961 | 3,585 mots | 0 sources | 2007 | FR
Publié le mai 27, 2008 in Littérature , Philosophie
10,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

Dans cet extrait, qui va de "Quand il serait vrai que la commisération..." jusqu'à "...des raisonnements de ceux qui le composent", le sentiment de commisération est menacé par la raison et la nature est mise en péril par le monde civilisé. La pitié n’en demeure pas moins le premier sentiment de l’homme et la garante de l’espèce humaine, bien qu’un compromis entre la raison et la nature peut être envisagé.
Rousseau s’intéresse ici au sentiment de pitié plus ou moins présent chez l’homme et à l’impact de la raison sur celui-ci.

I. Le sentiment de commisération est menacé par la raison et ainsi la nature est mise en péril par le monde civilisé

a) Définition de la commisération : sentiment de pitié existe dans l’état de nature pour la conservation de l’espèce humaine

b) La raison engendre l’amour propre qui remplace l’amour de soi présent dans l’état de nature et nécessaire à la conservation de l’homme. L’état civil dénature l’homme et crée un individualisme

c) Rousseau s’attaque au Sage stoïcien. La médiation est à l’origine du repli sur soi et du désintéressement pour autrui. Cette image est aussi une condamnation des «faux philosophes»

d) L’homme sauvage est opposé à l’homme de la nature


II. La pitié est le premier sentiment de l’homme et la garante de l’espèce humaine bien qu’un compromit entre la raison et la nature peut-être envisagé.

a) Pitié et amour de soi sont les garants de la nature humaine.
L’amour propre est la forme corrompue de l’amour de soi.

b) L’homme civil est la forme corrompue de l’homme naturel. Il est dénaturé et corrompu. Il réfléchit, pense, médite alors que la pitié (sentiment naturel) est innée et instinctive.

c) La pitié est la «douce voix» de la mère présente en chacun des hommes. Cette douce voix est le symbole de la loi. La morale n’est pas naturelle, elle s’apprend et peut-être naît-elle dans l’état civil.

d) Exemples des deux maximes qui s’opposent comme métaphore de l’opposition entre nature et raison

e) Mais la raison n’est pas toujours négative pour l’homme. La raison est parfois présente pour renforcer la morale

Extrait du document:

"Le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes" est un essai philosophique que Jean Jacques Rousseau a publié en 1755, en réponse à un sujet de l'Académie de Dijon intitulé : "Quelle est l'origine de l'inégalité parmi les hommes et si elle est autorisée par la loi naturelle ?" Sa participation au concours était dans la continuité du Discours sur les sciences et les arts pour lequel il avait déjà été primé en 1750 par cette même académie, mais cette fois-ci il fut quelque peu critiqué... Voltaire dans une lettre du 30 août 1755 écrit à Rousseau: "J'ai reçu, Monsieur, votre nouveau livre contre le genre humain (...) On n'a jamais employé tant d'esprit à vouloir nous rendre bêtes, il prend envie de marcher à quatre pattes quand on lit votre ouvrage". Mais ce Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes pose les fondements d'une philosophie de la Nature qu'il développera encore dans "Du contrat social et Émile".

Commentaires