Discours sur les libertés nécessaires de Louis Adolphe Thiers (1864) Commentaire de Texte

Discours sur les libertés nécessaires de Louis Adolphe Thiers (1864)
Commentaire historique du célèbre discours sur les "Libertés nécessaires" prononcé par Louis Adolphe Tiers le 11 janvier 1864 au Corps Législatif qui pose la question de la libéralisation de l'Empire.
№ 11031 | 2,620 mots | 14 sources | 2009
Publié le mai 14, 2009 in Histoire , Sciences Politiques
8,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

A partir des années 1860, Napoléon III décide de libéraliser le régime et cela se voit à travers différentes réformes. Le décret du 24 novembre 1860 donne le droit d'adresse aux députés, la loi du 15 août 1859 amnistie tous les députés proscrit de 1851 ce qui permet le renforcement de l'opposition, on autorise aussi la publication des débats parlementaires et l'on permet la discussion des lois du gouvernement devant les chambres. Mais Napoléon III ne veut pas pour autant la libéralisation et la démocratisation totale de son régime, il n'évoque aucune nouvelle réforme dans son discours du trône, le député Thiers décide alors de profiter de la discussion de l'adresse (c'est une réponse de la Chambre des députés au «discours de la couronne» qui ouvrait chaque session parlementaire) pour lui demander d'écouter le pays qui aspire à la liberté. C'est lors de son célèbre discours du 11 janvier 1864 qu'il exprime selon lui les «cinq libertés nécessaires» pour sortir du régime autoritaire et rassurer l'opinion libérale.

I) La mise en place d'une opinion publique
A) La liberté individuelle
B) La liberté de presse
C) Liberté électorale

II) Le changement des rapports députés/gouvernement
A) La liberté de la représentation nationale
B) La liberté du corps législatifs
C) Le régime impérial non remis en cause

Extrait du document:

Après avoir été très actif pendant la Monarchie de Juillet, Adolphe Thiers découvre la Seconde République, qu'il désire conservatrice. Ayant soutenu la candidature de Louis Napoléon Bonaparte en 1848, il lutte en effet pour le maintien d'un ordre moral, l'éloignement des masses populaires de la vie politique grâce à la nécessaire représentation. Mais, lors du coup d'Etat du 2 décembre 1851, Thiers paie son opposition au président de la République et son attachement aux institutions parlementaires. Arrêté, l'homme d'Etat est rapidement expulsé du territoire. S'il est autorisé à rentrer à Paris quelques mois plus tard, il considère qu'il n'y a rien à attendre de l'Empire autoritaire. Après 11ans de silence politique son intérêt pour les affaires publiques, la libéralisation du régime impérial et l'encouragement de nombreux amis l'entraînent à se présenter aux élections législatives de 1863

Commentaires