"Du Contrat Social" de Rousseau, Chapitre III du livre I Commentaire de Texte by fishfranck

"Du Contrat Social" de Rousseau, Chapitre III du livre I
Commentaire portant sur un extrait de l'ouvrage de Rousseau qui cherche à démontrer l'absurdité d'un droit qui prétend se fonder sur la force.
№ 11861 | 2,080 mots | 0 sources | 2009
Publié le juil. 12, 2009 in Littérature , Philosophie , Sciences Politiques
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Résumé:

Dans son ouvrage "Du Contrat Social", Rousseau expose sa vision du pouvoir politique légitime : c'est celui qui trouve son fondement dans la volonté du peuple. Il s'efforce d'établir la règle selon laquelle on doit juger tous les régimes existants, afin de déterminer le fondement du droit. Le chapitre III du livre I, intitulé “Du droit du plus fort”, s'inscrit dans cette optique en disqualifiant la légitimité du pouvoir par la force.
Ainsi, on peut se demander sur quoi se fonde un pouvoir légitime. En quoi la force est-elle ou non un droit ?

I. Rousseau introduit d'abord l'idée qu'il est nécessaire de transformer la “force en droit et l'obéissance en devoir” afin d'être toujours le maître

II. Rousseau démontre que la force n'est pas un droit et ne constitue pas, par conséquent, un pouvoir légitime

Extrait du document:

Rousseau distingue, tout au long de sa discussion, deux plans opposés : celui du fait et celui du droit, par extension le plan de la nature et celui de la moralité, le plan de ce qui est et le plan de ce qui doit être.
D'emblée, Rousseau remarque que le plus fort ne se contente jamais d'être le plus fort, tout simplement car il ne peut pas dominer éternellement de cette façon. Ainsi, il cherche à convaincre les autres qu'il a raison et que son action est légitime, d'où l'expression “s'il ne transforme sa force en droit et l'obéissance en devoir”. La force brutale cherche à se dissimuler sous des prétextes honorables car la force nue est sans emprise sur les consciences. Pour avoir une chance de régner durablement, la force doit donc se faire passer pour le droit, ce qui la rend légitime et élimine ainsi toutes les raisons de contestation de ce pouvoir. Ce pouvoir est un droit, reconnu universellement, auquel chacun se doit d'obéir afin d'accomplir son devoir : “De là le droit du plus fort”...

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