« Jacques le Fataliste et son maître », Diderot Commentaire de Texte

« Jacques le Fataliste et son maître », Diderot
Commentaire d'un extrait de l'œuvre « Jacques le Fataliste et son maître »,de Diderot se demandant comment l'auteur impose un texte propre à l'esprit des Lumières.
№ 18566 | 1,250 mots | 1 source | 2010
Publié le août 02, 2010 in Littérature , Philosophie
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Résumé:

Le fatalisme total qui transparaît chez Jacques dans "Jacques le Fataliste", sa logique, ne laissent émettre aucune réfutation, du maître d'une part, personnage insignifiant et niais,mais aussi du lecteur, pour qui le départ de l'auberge de Jacques et de son maître laisse supposer de nouvelles aventures, le récit, enfin, des amours de Jacques, et non un nouveau dialogue philosophique sur la fatalité du destin. Pourtant, Diderot, en imposant ce discours d'autorité – qui n'est autre que le discours rapporté de son capitaine par Jacques – amène le lecteur, ou plus précisément le narrataire, à se réapproprier, à critiquer un discours de force, afin de trouver la liberté critique, et en cela, l'esprit des Lumières, la nécessité de développer une capacité intellectuelle, grâce au dialogue, véritable outil pour penser, argumenter et apporter des hypothèses. Car, malgré le discours d'autorité, Jacques apporte de nombreuses questions auxquelles la passivité de son maître invite le narrataire à réfléchir et réfuter. L'extrait étudié commence à "Jacques se frotta les yeux" et se termine à "Quel diable d'homme!...".

I/ La dialectique entre Jacques et son maître, rend d'abord compte de deux figures contrastées, d'une inversion carnavalesque des rôles sociaux dans un texte présenté comme un dialogue théâtral
II/ Diderot éclaire la question de la liberté humaine face à la fatalité du destin
III/ Cet extrait permet à l'auteur de tourner le fatalisme en dérision, ainsi que les croyances religieuses, dans une certaine mesure

Extrait du document:

Le maître fait preuve d'une morale fade, caractérisée par la platitude des questions. Au contraire, l'utilisation de l'indicatif présent « c'est » et du futur « faudra » marque la certitude de Jacques, sa volonté, et la raison dont il fait preuve. D'ailleurs, l'interjection « fort bien » montre une certaine admiration du maître, mais surtout son assentiment.

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