"L'Annonce faite à Marie" de Claudel - Acte I, scène 1 Commentaire de Texte

"L'Annonce faite à Marie" de Claudel - Acte I, scène 1
Commentaire d'un extrait (acte I scène 1) de l'oeuvre "L'Annonce faite à Marie" de Claudel qui cherche à savoir en quoi ce passage est le parangon d'un extrait de théâtre religieux, le mystère.
№ 24690 | 3,080 mots | 1 source | 2009
Publié le mai 31, 2011 in Danse et Théâtre , Littérature
8,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

En 1886, aux Vêpres de Noël, le jeune Claudel est frappé d'une conversion à la foi. Cet événement décisif aura pour conséquence majeure l'imprégnation religieuse de la majorité de ses œuvres, telle la pièce de théâtre L'Annonce faite à Marie. Ainsi, la scène 1 de l'acte IV de L'Annonce faite à Marie prévoit le dénouement religieux de la pièce : en effet, les personnages Jacques Hury et Mara imaginent le retour du père Anne Vercors parti en Terre Sainte à Combernon, et sous-entendent la béatification de Violaine. Cependant, en plus de la dimension divine, la pièce s'ouvre sur une dimension anecdotique, où les propos de Mara traduisent assez sa culpabilité envers la mort d'une lépreuse pour que le lecteur associe la mort de Violaine au meurtre de Mara. La volubilité signifiante des deux personnages caractérise l'extrait, en même temps qu'elle porte tous les indices de la présence divine sur scène.
Tout d'abord, nous étudierons la théâtralité du mystère. Puis, nous écouterons le discours de l'humanité proféré par Jacques Hury et Mara. Enfin, nous analyserons la représentation de Dieu dans cet extrait.

Extrait du document:

Dans l'anecdote du passage, Mara est un personnage de l'extrémité, résistance et sous-entendu, défaillance et sang-froid. L'usurpation de Mara trouve écho dans sa conscience accrue du bien et du mal : c'est parce qu'elle sait que son acte est maudit qu'elle est confuse, de même, c'est en faisant de Violaine une martyre qu'elle essaie d'avouer son crime bénéfique à Jacques Hury. Ainsi, nous aborderons le discours de Mara comme un discours de la limite, de la « porte », interpénétration entre deux mondes : expression du divin à travers la réalité faillible de l'humain. En évoquant ses sens aigus, « j'ai l'oreille vivante, et le jas de l'œil ouvert », Mara fait état de sa conscience précise du divin. Cette expression renvoie à l'audition du « bruit de char là-bas en bas dans la vallée » du père qui revient, et de la vue de Violaine lépreuse et mourante, comme si Mara était aussi omnisciente que Dieu. Les sens de Mara sont transformés littérairement pour l'annonciation du dénouement de la pièce : le retour du père et la mort de Violaine.
  • Commentaire portant sur le récit du combat d'Hippolyte et de sa mort fait par Théramène extrait de l'acte V, scène 6 de la tragédie « Phèdre », de Racine se demandant en quoi il est possible de dire qu'Hippolyte a une destinée tragique.
    № 23131 | 1,430 mots | 0 sources | 2010 | détails
    5,95 $US
    Ajouter au panier
  • Commentaire composé sur les scènes 5 et 6 de l'Acte V de "Dom Juan" de Molière s'interrogeant sur les éléments qui donnent au dénouement de cette œuvre un caractère si particulier et assez inhabituel par rapport aux dénouements classiques de l'époque.
    № 28518 | 1,225 mots | 0 sources | 2012 | FR | détails
    5,95 $US
    Ajouter au panier
  • Commentaire de la scène 4 de l'acte V de l'oeuvre 'Ruy Blas' de Victor Hugo portant sur un amour tragique.
    № 15819 | 1,180 mots | 0 sources | 2010 | détails
    5,95 $US
    Ajouter au panier

Commentaires