"L'Ecole des femmes" de Molière - Acte IV, scène 1 Commentaire de Texte by Fannylu

"L'Ecole des femmes" de Molière - Acte IV, scène 1
Commentaire de la scène 1 de l'acte IV de l'œuvre "L'Ecole des femmes" de Molière portant sur le monologue d'Arnolphe faisant suite à sa découverte de la lettre qu'Agnès a envoyé à Horace dans l'acte précédent.
№ 29273 | 1,835 mots | 0 sources | 2013 | FR
Publié le janv. 29, 2013 in Danse et Théâtre , Littérature
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Résumé:

Dans l'acte précédent, Horace a montré à Arnolphe la lettre qu'Agnès lui a fait parvenir au moyen d'un ingénieux procédé. L'acte III se clôt sur un monologue d'Arnolphe qui exprime à la fois sa colère et sa jalousie. Il décide de rentrer chez lui quelques instants pour voir quelle attitude Agnès manifestera devant lui, bien persuadé que la jeune-fille se sentira profondément coupable.
On est donc ici au cœur du nœud dramatique : les projets de mariage d'Arnolphe sont remis en questions, Agnès n'est pas la jeune-fille sotte qu'il pensait.
Le texte prend la forme d'un monologue : ce qui permet de rendre compte de l'entrevue d'Agnès et Arnolphe en évitant une scène qui ralentirait l'action, ce qui permet encore d'accéder aux pensées véritables d'Arnolphe, puisque le monologue est le discours de la sincérité par excellence (on découvre ainsi un Arnolphe fragile, malheureux, jaloux…, qui tend à s'humaniser).

1. Un discours délibératif (accepter ou non de perdre la face)
2. D'une rhétorique à l'autre : un éthos dominé/dominant
3. Un monologue semi-tragique

Extrait du document:

Agnès est à la fois le sujet du propos et en même temps, Arnolphe parle surtout de lui-même, travaille à se construire le portrait d'un père généreux et tendre. Dans cette démarche de valorisation de soi, et parce qu'il s'agit d'évoquer une époque où Agnès était totalement passive, la jeune femme se trouve de nouveau réduite à rien : elle est l'objet d'Arnolphe (cf. d'ailleurs, l'utilisation majoritaire de pronoms compléments d'objet : « je l'aurai fait passer », « cru la mitonner », « me la vienne enlever »), l'emploi d'une métaphore péjorative (« la mitonner pour moi »), la perception métonymique et parcellaire de l'Autre (« dirigé son éducation », bâtir sur « ses attraits naissants »).

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