La Bulle papale Unam Sanctam, 1302 Commentaire de Texte

La Bulle papale Unam Sanctam, 1302
Commentaire de la Bulle Unam sanctam envoyé en 1302 par le Pape Boniface VIII à Philippe le Bel, répondant à la question : "comment l'Eglise justifie-t-elle sa compétence ainsi que sa supériorité sur les affaires temporelles ?"
№ 19970 | 1,650 mots | 0 sources | 2010
Publié le sept. 17, 2010 in Histoire , Droit , Religion , Théologie
6,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

Ce texte revêt un intérêt dans la justification du pontificalisme, né au XIème siècle après la réforme grégorienne de l'Eglise: le pape, vicaire de Dieu sur terre, est supérieur à tous les princes d'Europe. Il illustre le fossé entre la théorie et la pratique: En effet, selon l'appellation de l'utrumque jus, les civilistes sont compétents dans le domaine temporel et les canonistes dans le domaine spirituel. Cependant, sous excuse du pêché, l'Eglise va peu à peu vouloir contrôler les rois. Ainsi, deux puissances rivales entrent en compétition pour gouverner le royaume de France.

1. Un pouvoir spirituel exercé par une Eglise unie et légitime
2. Une supériorité du pouvoir spirituel revendiquée par le pape au Roi

Extrait du document:

Boniface VIII est fier de constater qu'il est le chef d'une "Eglise unie, sainte, catholique, apostolique". En effet, depuis 1059 et le synode du Latran, l'élection du pape se fait par un groupe de cardinaux (conclave). Elle recouvre, à partir de là, une certaine indépendance qu'elle avait perdue au profit du système féodal. Grégoire VII veut restaurer l'autorité papale car les rois nommaient les évêques et les abbés. L'Eglise retrouve une certaine prospérité avec les croisades (1096-1291) qui concentre le soutien de tous les chrétiens vers l'Orient.

Commentaires