"La Cité de Dieu" de Saint Augustin Commentaire de Texte by Cabot

"La Cité de Dieu" de Saint Augustin
Commentaire du vingtième chapitre, extrait de "La Cité de Dieu", qui traite du jugement dernier. Saint Augustin donne une approche de la question du mal.
№ 2035 | 5,070 mots | 0 sources | 2007
Publié le déc. 03, 2007 in Littérature
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Résumé:

Le XXe livre de La Cité de Dieu, sur le Jugement dernier, est bien entendu d’une importance capitale. Son influence universelle, s’exerçant aussi bien sur des penseurs chrétiens que sur des philosophes chrétiens aussi bien que non chrétiens, n’est plus à dire. Ce qui frappe dans cet ouvrage, c’est tout d’abord la volonté que saint Augustin a d’être aussi précis que possible car il souhaite établir la véracité du jugement dernier et démontrer que le jugement dernier n’est pas un simple épouvantail dressé pour horrifier les hommes et les reconduire dans la voie juste. De même, il lui semble de première importance d’infliger un démenti à tout ce qu’il estime être des contrevérités. Cette double motivation fait comprendre que les approximations sont hors de question et la précision de mise.


A) Un mal permis par Dieu

1) La volonté seule est portée au mal
2) Le diable lié
3) Le diable délié
4) Les dernières séductions


B) Les supplices

1) Le sens de l’histoire
2) La mer, la mort et l’enfer
3) Dernières lueurs


C) Héritage et postérité philosophique de la question du mal

1) La question du mal
2) La peur de la fin du monde

Extrait du document:

L’esprit antique était tout à la diversité, la pluralité des dieux offrait un miroir à la complexité humaine, la distinction entre un mal et un bien absolus n’allait pas de soi ; à l’image des hommes, les dieux pouvaient être envieux, jaloux, rancuniers, colériques, comme ils pouvaient être beaux, généreux, rusés, forts et vaillants. Leurs défauts les rendaient proches des hommes, leurs qualités surhumaines galvanisaient ceux-ci. La religion chrétienne change la donne et offre du monde une toute autre image.
Le mal fait son apparition et devient une question théologique cruciale. L’Histoire naît avec lui et doit, selon toute apparence, finir avec lui, au jour du jugement dernier. Saint Augustin s’est passionné pour cette question du mal. D’abord séduit par les thèses manichéennes, qui voient le mal et le bien comme deux entités nettement distinctes, saint Augustin finit par les renier, considérant que le mal ne peut pas exister contre la volonté de Dieu.

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