"La formation de l’esprit scientifique" de Gaston Bachelard Commentaire de Texte by Mathilda

"La formation de l’esprit scientifique" de Gaston Bachelard
Commentaire d'un extrait de l'oeuvre de Bachelard dans lequel il oppose l'esprit scientifique et l'opinion.
№ 5806 | 1,920 mots | 0 sources | 2008
Publié le mai 20, 2008 in Philosophie , Sciences
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Résumé:

On voit parfois dans le savoir scientifique une entreprise destinée à approfondir, voire à rectifier la conception spontanée que nous nous faisons des choses.
Dans cette perspective, la science serait comme un ensemble d’opinions réfléchies et non plus spontanées. C’est contre cette idée que s’élève Gaston Bachelard dans le premier chapitre de "La formation de l’esprit scientifique" (1938).
Pour lui, la science ne se constitue pas dans le prolongement de l’opinion mais contre elle.
Son analyse se développe en deux points que ce document examine successivement : le refus de voir dans l’opinion une véritable pensée (lignes 2 à 8) et la détermination du véritable esprit scientifique à partir de ce que l’auteur appelle le «sens du problème» (lignes 8 à 14).
L'extrait étudié va de "La science, dans son besoin d’achèvement comme dans son principe..." à "...Rien ne va de soi. Rien n’est donné. Tout est construit."

Extrait du document:

Le texte s’ouvre par l’affirmation principale de l’auteur, à savoir que «la science, dans son besoin d’achèvement comme dans son principe, s’oppose absolument à l’opinion». Cette thèse souligne que l’opposition de la science à l’opinion est «absolue» et non «relative» : il s’agit donc entre elles d’une différence de nature ou d’essence et non d’une simple différence de degré, comme si la science n’était rien d’autre qu’une opinion approfondie ou corrigée. Le fait que l’opposition concerne la science et l’opinion comme telles et non telle ou telle science particulière confirme que Bachelard souhaite ici différencier deux manières de penser ou plutôt deux façons de se rapporter au réel. C’est pourquoi il prend soin de préciser que la différence porte d’emblée sur le «besoin d’achèvement» de la science et sur son «principe». Si la première expression n’est pas reprise par la suite, on peut toutefois en conclure que l’opinion à l’inverse se caractérise par l’inachèvement, par son caractère insuffisant et partiel. La seconde expression sera justifiée par l’ensemble de l’argumentation du texte : le «principe» de la science, c’est-à-dire sa nature, sa manière de penser, de se construire, diffère entièrement de la simple opinion.

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