« La Montagne qui accouche », Jean de la Fontaine Commentaire de Texte

« La Montagne qui accouche », Jean de la Fontaine
Commentaire de la fable « La Montagne qui accouche », de Jean de la Fontaine se demandant en quoi cette fable est le lieu de déploiement de l'originalité de l'écriture lafontainienne.
№ 27767 | 2,025 mots | 1 source | 2012 | FR
Publié le janv. 22, 2012 in Littérature
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Résumé:

Les Fables de La Fontaine sont inscrites dans la mémoire collective et ont permis à certains de qualifier le poète d' « Homère » français. C'est beaucoup dire, mais c'est surtout méprendre d'une part le sens de l'œuvre lafontainienne, à l'opposé du grandiose homérique et tout en légèreté – ce qui n'empêche pas dans ses vers une certaine gravité qu'on a qualifié de « gaie » - et d'autre part le personnage même du poète, connu pour sa distraction rêveuse. La Fable du livre V, « La Montagne qui accouche », est un exemple remarquable de cet art lafontainien qui échappe à toute définition close.
Nous tenterons, dans un premier temps, d'analyser la composition formelle de ce texte, afin de mettre en lumière l'originalité de l'expression poétique de La Fontaine ; dans un second temps, enfin, nous étudierons comment il élabore une poétique du retrait rendant compte de la leçon de « discrétion » qu'il nous offre dans ce poème.

Extrait du document:

Mais sur le plan de la rhétorique, ces caractéristiques de style, auquel le ton, c'est-à-dire le lexique et les figures, doit correspondre, sont couplées pour le poète au tempérament naturel (ou ingenium) de celui qui écrit : c'est le problème rhétorique de l'éthos, qui se caractérise dans les Fables par les interventions et les prises de parole du poète, et témoigne explicitement de l'humeur de celui-ci, de ses caprices et où de son indignation, comme c'est le cas ici. En effet, la voix du narrateur se fait entendre ici, et la morale délivrée n'a pas le caractère doctrinaire d'une vérité ou d'une norme générale, mais prend la forme d'une sorte de confidence, qui modélise le précepte en affirmant sa subjectivité.

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