La royauté carolingienne Commentaire de Texte by akapoutoux

La royauté carolingienne
Commentaire de texte traitant de la période carolingienne, son historique , sa culture et sa religion en s'appuyant sur un texte d' Hincmar : "Ordine Palatii".
№ 7571 | 5,405 mots | 0 sources | 2008
Publié le juil. 31, 2008 in Histoire , Religion , Théologie
14,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

La période carolingienne, que l’on peut faire débuter avec l’avènement de Pépin le bref en 741 en tant que maire du palais a été l’une des plus fécondes de l’histoire de l’occident médiéval. Elle est riche par les nouvelles expériences politiques qu’elle suscite, la floraison économique, les tentatives de réorganisation sociale mais surtout l’essor culturel et religieux.
Le texte abordé a été rédigé par Hincmar qui était l’archevêque de Reims de 845 à 882. C’était un homme d'Église et théologien français qui fut l'un des principaux conseillers de Charles le Chauve. C’est lors du synode de Sainte Macre, tenu à Fismes, le 2 avril 881, qu’Hincmar rédigea les canons. Il y exposa en outre ses idées sur les rapports des deux pouvoirs qui gouvernaient le monde : le pouvoir royal et le pouvoir pontifical. De Ordine Palatii est un véritable programme de restauration du pouvoir royal, il consolide le rituel du sacre.
Ainsi, il faudra se demander quel est l’objet de ce texte ? Pourquoi ces canons lors du synode de Saint Macre ont été pris, dans quels buts, que et qui visent t-ils en particulier ? Pour quelles raisons ? Quelles sont les sanctions de l’irrespect de canons ecclésiastiques ? Quel est l’influence de la religion sur le pouvoir carolingien ?

I. De l’affirmation de l’interdiction des incursions du pouvoir temporel dans le spirituel
A. La délimitation des domaines de compétences de la puissance royale et de l’autorité pontificale
B. L’autorité morale et la sanction de la transgression de l’interdit

II. A une relation particulière entre la royauté et l’Eglise : un lien de réciprocité
A. L’Eglise le pilier du pouvoir carolingien : l’affirmation de la primauté du spirituel sur le temporel
B. L’Eglise bénéficiaire de l’alliance avec la royauté





Extrait du document:

On voit émerger sous le règne de Louis le Pieux une forme de «théocratie épiscopale» qui repose sur deux arguments principaux : d’une part, c’est aux évêques que revient le devoir de guider l’ensemble du peuple chrétien, roi et empereur compris ; d’autre part, ce sont les évêques qui, par le sacre, font le roi, alors que l’inverse n’est pas vrai ; ils ont donc le pouvoir de défaire le roi qu’ils ont fait si ce dernier se montre indigne de son ministère ou incapable de remplir, ce qui sape en partie l’autorité royale. Le christianisme, qui est le seul point commun à tous les peuples de l’Empire, gouvernés selon des lois et des administrations différentes, reste l’unique manière d’exprimer la cohésion de la communauté.

Commentaires