La séance royale dite de la flagellation du 3 Mars 1766 Commentaire de Texte by Doulyazal

La séance royale dite de la flagellation du 3 Mars 1766
Commentaire d'un texte de Louis XV adressé au Parlement afin de corriger ses dérives face à la royauté.
№ 10698 | 1,425 mots | 0 sources | 2009
Publié le avr. 19, 2009 in Histoire , Droit
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Résumé:

Au début du VXIIème siècle, les Parlements prennent l'habitude de se concerter, ce qui donne une envergure accrue à leur mouvement mais sous le règne de Louis XIV, ces derniers sont littéralement privés de leur prérogatives ; mais le temps et un certain enhardissement vont démontrer un désir d'affranchissement de ces Parlements, a fortiori celui de Paris le plus éminent.
Sous le règne de Louis XV, les Parlements vont retrouver toutes leurs compétences perdues auparavant...
Cette hardiesse envers le pouvoir s'exprime à travers une contestation quasi-systématique des directives royales par des remontrances violemment dirigées envers le monarque. Celui-ci se doit pourtant de réagir : c'est l'essence de ce document d'espèce dans lequel le roi Louis XV s'en prend directement aux Parlements responsables des affronts envers lui : c'est "la flagellation du Parlement de Paris", lors de la séance royale du 3 Mars 1766.

I/ Les parlements : une indépendance dénoncée
A) Un affranchissement non toléré mais une existence non remise en cause
B) Une souveraineté royale réaffirmée

II/ La mise en garde adressée au Parlement
A) Redéfinition du contour des remontrances
B) Un avertissement envers le Parlement

Extrait du document:

Le discours du roi considère dans un premier temps les faits qui l'ont mené à une telle démarche, en l'occurrence la multiplication « abusive » des remontrances à propos d'une question donnée (« tant de remontrances »). Autrement dit, la flagellation a été décidée face à la multiplication trop importante selon lui des remises en cause d'une de ces décisions. A fortiori, le roi dénonce une « témérité » intolérable et inconcevable dans ces remontrances, ce qui est une marque d'unité » pour un « système » qui ne pourrait et ne saurait exister quelque fusse la situation. L'accent est ici porté sur l'indissociabilité entre le Parlement et les « tris ordres du Royaume », c'est-à-dire que le roi insiste sur l'existence d'un seul et unique corps dans son royaume.

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