« La substantifique moelle » ou l'art de rire sérieusement de Rabelais Commentaire de Texte by Atheenah

« La substantifique moelle » ou l'art de rire sérieusement de Rabelais
Commentaire de texte qui s'attache à montrer en quoi le prologue célèbre de "Gargantua" de Rabelais est à la fois drôle et sérieux, pour comprendre quel but vise l'auteur par ces procédés. (pdf)
№ 31346 | 1,985 mots | 0 sources | 2015 | FR
Publié by le avr. 30, 2015 in Littérature , Philosophie
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Résumé:

Le texte étudié est extrait de la Collection littéraire Lagarde et Michard, XVIème siècle, les grands auteurs au programme, 1981, p. 40 et 41. Visible dans le document, il commence par "Buveurs très illustres..." et se termine par "...et vie économique."

Ce très célèbre prologue de Rabelais reste aujourd'hui encore un incontournable dans des études de lettres. Nous étudierons dans ce commentaire l'intérêt de ce texte.
Ce prologue est à la fois sérieux et drôle. Il est sérieux tout d'abord dans la mesure où l'auteur fait preuve de connaissances livresques aussi larges que précises. L'auteur sort ensuite de ce sentier pour avancer dans celui du rire : Rabelais a envie de rire de tout ce sérieux. C'est ce qu'il expose dans le dernier paragraphe ; il a envie d'en rire sérieusement, et le lecteur devra faire attention à sa lecture s'il veut en profiter pleinement.

1. Dans le premier paragraphe, l'auteur fait preuve de connaissances livresques aussi larges que précises
2. Dans les paragraphes deux et trois, Rabelais a envie de rire de tout ce sérieux
3. Dans le dernier paragraphe, il a envie d'en rire sérieusement, et le lecteur devra faire
attention à sa lecture s'il veut en profiter pleinement

Extrait du document:

Dès les paragraphes deux et trois, l'auteur se lance dans la dérision de son propre texte et de son savoir. Il s'adresse tout d'abord à ses « bons disciples » (l. 21), ceux qui, comme lui pensent que « Mieux est de ris que de larmes écrire / Pour ce que rire est le propre de l'homme » (Gargantua, avertissement), et à ceux qui pourraient devenir des disciples : les « autres fols de séjour » (l. 21), public désœuvré en quête de divertissement. Il ne s'agit donc en aucun cas de parler sérieusement à des lettrés, mais de produire une œuvre divertissante pour ceux qui s'ennuient. Dans la suite du texte, il se moque de ses propres livres, « Gargantua, Pantagruel » (l. 22), qui sont mis sur le même plan que sur « Des pois et du lard », œuvre fictive dont le titre, humoristique, souligne bien le désœuvrement que ceux qui le lisent.

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