Le discours de Carnot au tribunat le 3 mai 1804 Commentaire de Texte

Le discours de Carnot au tribunat le 3 mai 1804
Commentaire du discours de Carnot au tribunat le 3 mai 1804 dans lequel Carnot ne se livre pas à une critique systématique et stérile du régime, il reconnaît l'œuvre accomplie, digne de louanges mais il estime qu'il faut rejeter l'empire héréditaire.
№ 23666 | 2,645 mots | 1 source | 2011 | FR
Publié le avr. 06, 2011 in Histoire , Droit
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Résumé:

Le 3 mai 1804, Lazare Carnot, le « grand Carnot », prononce un discours au Tribunat, contre le rétablissement de l'Empire. Carnot, esprit indépendant, dénonça l'Ancien Régime, soutint les revendications de la bourgeoisie pendant la Révolution. Il suivit un temps Robespierre dont il se sépara. Il appuya les débuts du Directoire, puis se tint à l'écart. Nommé ministre de la guerre par Bonaparte en 1800, il démissionna peu après. Le Sénat le désigna en 1802 comme membre du Tribunat, seule assemblée qui, sous le régime napoléonien, manifesta parfois quelque opposition, toujours mesurée, à la politique du Chef de l'État. En mai 1804, une réforme politique et constitutionnelle essentielle va intervenir: l'établissement de l'Empire. Elle sera formellement opérée par un sénatus-consulte du 18 mai, ratifié par plébiscite. Carnot prononce ce discours deux semaines avant la promulgation du sénatus-consulte. La réforme est imminente, son contenu parfaitement connu. C'est un discours d'une actualité politique brûlante.

I- « Je suis loin de vouloir atténuer les louanges données au premier consul »
II- « Je voterai contre le rétablissement de la monarchie »

Extrait du document:

Le vote porte sur l'établissement d'un empire, que Carnot analyse sous un double aspect. Une « proposition formelle de rétablir le système monarchique ». Pour Carnot, il ne s'agit pas tellement d'instaurer un nouveau régime, mais de revenir en arrière, de rétablir un système qui, autrefois, fut en vigueur. Toute monarchie semble un retour à l'Ancien Régime, l'orateur ne peut, selon cette logique qui lui est personnelle, que rejeter toute monarchie.

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