« Le Grand Meaulnes », Alain-Fournier - chap XV, partie 1 Commentaire de Texte by Raudetta

« Le Grand Meaulnes », Alain-Fournier - chap XV, partie 1
Commentaire de la partie 1, chapitre XV de l'œuvre « Le Grand Meaulnes », d'Alain-Fournier se demandant quelle est la nature de la rencontre que fait Augustin Meaulnes dans cet extrait.
№ 23224 | 3,030 mots | 0 sources | 2011 | FR
Publié le mars 15, 2011 in Littérature
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Résumé:

Rousseau écrivait dans Les rêveries du promeneur solitaire : « la jeunesse est le temps d'étudier la sagesse ; la vieillesse est le temps de la pratiquer ». Le Grand Meaulnes est l'unique roman d'Alain-Fournier, publié en 1913 et l'auteur, mort à l'âge de vingt-sept ans, n'a pas connu cette vieillesse de faits ; comme si son œuvre avait dicté son destin… Car Le Grand Meaulnes est considéré comme un roman d'éducation, puisqu'il traite de la jeunesse de plusieurs jeunes garçons ; et tout particulièrement celle d'Augustin Meaulnes. Nous allons procéder à l'étude d'un passage, chapitre XV de la première partie, de « Désœuvré, le promeneur erra un long moment sur la rive sablée » jusqu'à « rappeler décembre aux invités de cette étrange fête ». Le chapitre se nomme « La rencontre », et la scène a lieu le lendemain de la découverte de l'étrange fête par Meaulnes, mais on ne sait combien de temps il a dormi dans le château après son périple ; cette situation installe d'emblée une temporalité riche en interprétations. Nous allons voir que l'appartenance de ce roman au roman d'éducation ne se définit pas aussi aisément, et le grand âge peut se cacher derrière la jeunesse…

I) De violents conflits derrière le calme apparent
II) Une réflexion sur l'éphémère mais pluriséculaire
III) Un dialogue de sourds entre la réalité et le mythe

Extrait du document:

Tout d'abord donc, le passage se déroule dans une ambiance apparente d'apaisement pour le lecteur, après les moments de perdition. Mais il n'en est rien : ce calme n'est qu'apparent et dans l'écriture se cachent sans cesse les occurrences des conflits intérieurs agitant le narrateur… Il y a par exemple, la jeune fille et la vieille femme, qui s'opposent aussi par leur attitude, celle, douce, de la jeune fille, et celle, riante, de la vieille femme. L'une est « élancée », l'autre « courbée » ; elles sont les plus grandes ambassadrices du temps qui passe.

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