Le langage humain selon Rousseau Commentaire de Texte by Nonosoro

Le langage humain selon Rousseau
Commentaire de texte portant sur un extrait de l'oeuvre de Jean-Jacques Rousseau "Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes".
№ 2661 | 8,060 mots | 1 source | 2008
Publié le janv. 17, 2008 in Littérature , Philosophie
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Résumé:

Jean-Jacques Rousseau expose les principes du "premier langage de l'homme" et dégage les grandes lignes de l’évolution des langues.
Le langage le plus riche est le geste, véritable langage des signes. L’irruption de la parole est placée sous le signe funeste du désir de possession.
S’il renonce à détailler le passage du gestuel au vocal, Rousseau souligne le caractère grossier des « premiers mots » pour dissiper le malentendu qui voudrait que l’homme passe du tout au tout.
Cet extrait va de la page 78 « le premier langage de l’homme (…) » à la page 80 « (…) des noms propres ». (Folio Essais).

Extrait du document:

La question de l’origine des langues occupe une place médiane dans la première partie du Second Discours, c’est donc sans étonnement qu’elle apparaît comme une étape transitoire dans le développement. En effet, elle permet d’articuler la réflexion sur l’humanité, dont l’approche était négative (l’homme naturel étant cerné par opposition à l’homme social), et la saisie de l’homme naturel dans son caractère propre, aboutissement de l’ « anthropologie négative » (Starobinski) de la première partie : le lien établi entre homme physique et homme moral passe ainsi par l’examen de l’homme du point de vue métaphysique. Cet examen permet de dégager deux caractères essentiels de l’homme naturel : liberté et perfectibilité. De fait, Rousseau s’emploie à dénoncer, depuis sa préface, la pétition de principe qui fait de l’homme naturel un être intelligent, s’attachant par là à faire voler en éclats toute une tradition issue d’Aristote, qui voulait que le propre de l’homme fût de posséder le logos, moyen de la sociabilité, ou indice de socialité. Il y a là, comme le remarque Rousseau, une implication mutuelle rédhibitoire pour esquisser une généalogie du langage, langage et socialité se présupposant mutuellement. Mais Rousseau ne prend point la société comme point de départ mais se demande comment l’homme a bien pu venir à la parole, puisque l’état de nature (hypothétique) l’en privait, tout comme il le privait de sociabilité. D’où « l’embarras de l’origine des langues » que Rousseau demande à considérer dés le début de son propos.
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