Le rapport Pébereau sur la dette publique de décembre 2005 Commentaire de Texte by CharlesVIANNAY

Le rapport Pébereau sur la dette publique de décembre 2005
Synthèse du rapport Pébereau qui souhaite pour l’Etat français un regain de sa capacité d’action et définit une ligne de fond pour pouvoir mieux agir et ainsi, arriver à ses fins.
№ 4825 | 2,100 mots | 0 sources | 2008
Publié le mars 31, 2008 in Économie , Sciences Politiques , Finances
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Résumé:

« Rompre avec la facilité de la dette publique pour renforcer notre croissance et notre cohésion sociale ». Cette partie de l’intitulé du Rapport Pébereau résume pour le mieux cet extrait du rapport de décembre 2005.
L’auteur, dans une virulente critique aussi bien de l’état actuel des finances publiques françaises que de la piètre réaction de l’Etat face à cette situation, amène indirectement l’Etat et ses gouvernants à réagir sur différents terrains.
En effet, la dette de l’Etat, multiplié par cinq depuis 1980, se situe actuellement au-dessus du seuil de 1100 milliards d’euros de déficit. Fortement installé sur une pente glissante, l’Etat français serait donc paralysé par une quelconque réaction de sa part, d’autant plus qu’il est annoncé une aggravation de la situation avec les départs à la retraite en masse des fonctionnaires papy-boomer.
Par quelle solution l’Etat français peut-il entamer sa réaction dans le but de retrouver un équilibre budgétaire et ainsi d’effacer sa dette ?


I. Redonner à l’Etat une capacité d’action par la modernisation de sa gestion
A) Moderniser la gestion des structures administratives
B) Accepter les mécanismes de gestion budgétaire apportés par la LOLF et l’Union Européenne

II. La définition d’une politique de fond pour mieux rebondir
A) Substituer l’acceptation de la dette à l’exigence d’un équilibre budgétaire libéral
B) Envisager une politique d’avenir de renforcement de la cohésion sociale

Extrait du document:

La charge de travail pour moderniser les structures administratives de l’Etat s’annonce rude : « les administrations publiques se sont appauvries en s’endettant ». En effet, la contraction de la dette, utilisée comme facile alternative face aux difficultés du système budgétaire à « reporter la modernisation de sa [de l’Etat] gestion ». L’Etat français va devoir entamer une phase de modernisation afin de rattraper « le retard pris dans l’utilisation des techniques de gestion et d’organisation les plus modernes ». Concrètement, le Rapport Pébereau envisage très généralement une remise en cause systématique des structures anciennes à l’arrivée de nouvelles. En effet, une superposition de structures administratives forme « le mille feuilles administratif » qui ralentit l’action de l’Etat à cause d’un manque de cohésion créé par un phénomène de concurrence entre ses structures, d’où une perte de sa capacité d’action.

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