"Les Deux Traités du gouvernement" de John Locke - chap IX Commentaire de Texte

"Les Deux Traités du gouvernement" de John Locke - chap IX
Commentaire du chapitre IX extrait des "Deux Traités du gouvernement" qui traite du sujet de la liberté de l'homme dans l'Etat.
№ 10084 | 1,475 mots | 0 sources | 2009
Publié le févr. 12, 2009 in Philosophie , Sciences Politiques
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Résumé:

John Locke est un philosophe anglais né à Bristol en 1632 et mort en 1704. Son père était un adversaire du roi Charles Ier. Durant sa jeunesse, il a connu la Révolution anglaise et donc l'exécution du roi. Il a étudié le Latin, le Grec et la philosophie d'Aristote dans les écoles de Westminster et d'Oxford, en 1652. En 1660, il soutient des thèses proches de l'absolutisme, dans sa première œuvre politique, Le Magistrat civil, avant, dans son Essai sur la Tolérance, en 1667, de réclamer une réelle liberté de pensée.
Quel est l'enseignement de John Locke ? Comment la monnaie est-elle un facteur de la dégradation de l'état de nature ? Quels sont les manques fondamentaux de l'état de nature qui engagent les hommes à s'organiser en une société politique ? Sous quelle forme se présente cet engagement ?
La lecture du chapitre IX du second des "deux traités du gouvernement", intitulé : "L'Etat de nature : un premier état social habité par des contradictions" suscite l'interrogation.

Extrait du document:

Deuxièmement, « il manque un juge reconnu et impartial, qui ait autorité pour trancher les différends en accord avec la loi établie ». C'est donc l'existence d'un pouvoir, d'un ordre judiciaire que semble suggérer Locke. De plus il met, dans ce paragraphe, en exergue la nécessité de séparer les pouvoirs, et notamment les pouvoirs judiciaires et exécutifs, dans l'état de nature : « Car chacun, dans cet état, est à la fois le juge et l'agent d'exécution de la loi de nature ». Il est clair que la non-séparation des pouvoirs entraîne une certaine inefficacité en cela que les hommes sont partiaux et donc mut par une « chaleur excessive », et susceptibles de « négligences » lorsqu'il s'agit de la cause des autres. L'interprétation de la loi de nature par la raison humaine a donc ses limites. En effet les hommes sont les seuls garants de l'application de la loi de nature. Ils sont donc tous habilités à l'interpréter. Les hommes font justice eux-mêmes, et peuvent, de ce fait, entacher leur jugement d'un désir de revanche et appliquer une sanction démesurée, ou au contraire, ne point considérer les préjudices commis à autrui, par un tiers. Cela peut avoir des répercussions sur la paix entre les hommes, et les faire sombrer dans un état de guerre, s'éloignant toujours plus de la loi de nature.

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