"Les méditations métaphysiques", Descartes - 6ème méditation Commentaire de Texte

"Les méditations métaphysiques", Descartes - 6ème méditation
Commentaire de la sixième méditation des "Méditations Métaphysiques" de Descartes, "L'âme et le corps", dans laquelle il cherche à fonder en raison la distinction entre l'âme et le corps. (pdf)
№ 24000 | 1,980 mots | 1 source | 2011
Publié le avr. 30, 2011 in Littérature , Philosophie
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Résumé:

Dans cette Sixième Méditation, Descartes réhabilite l'existence des choses corporelles, le corps, mais en fondant leur radicale hétérogénéité de nature avec les choses spirituelles, l'esprit. Afin d'établir cette distinction, il va tout d'abord appliquer les critères de l'évidence, clarté et distinction, afin d'établir la réalité de cette distinction. Le recours à l'idée de Dieu, comme garant de la véracité des idées claires et distinctes, va venir dans un second temps pour confirmer son propos et ouvrir sur la dernière étape de son argumentation : à savoir que je suis un esprit qui a un corps. Cette disjonction de l'être et de l'avoir confère alors un statut ontologique singulier à l'union substantielle entre l'âme et le corps.

Extrait du document:

Sans la toute-puissance de Dieu, rien n'assurerait la réalité de cette
distinction intellectuelle. Descartes reste donc prudent en s'en tenant à
la certitude de ce qui est possible à Dieu. Néanmoins, l'ordre des raisons
qui m'oblige à juger l'âme et le corps comme des choses différentes
rejoint la réalité : par l'effet de la puissance divine qui éclaire tout esprit,
on est assuré que cette différence n'est pas une simple vue de l'esprit.
Descartes peut donc formuler la thèse centrale de cette Sixième
Méditation : « de cela même que je connais avec certitude que j'existe,
et que cependant je ne remarque point qu'il appartienne nécessairement
aucune autre chose à ma nature ou à mon essence, sinon que je suis
une chose qui pense, je conclus fort bien que mon essence consiste en
cela seul, que je suis une chose qui pense, ou une substance dont toute
l'essence ou la nature est de penser ».

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