Lettre d'Alcuin à Charles Commentaire de Texte

Lettre d'Alcuin à Charles
Commentaire de la lettre écrite par Alcuin pour le roi en Juin 799 dans laquelle ce dernier insiste sur les faiblesses des deux pouvoirs afin d'en tirer argument en faveur de la toute puissance de l'autorité du roi des Francs.
№ 23626 | 1,860 mots | 1 source | 2011 | FR
Publié le avr. 06, 2011 in Histoire , Droit
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Résumé:

Cette lettre d'Alcuin est publiée dans les Monumenta Germaniae Historia, dans la série Epistolae (T. IV n°174). Les Monumenta constituent une série de recueils de textes du Haut Moyen Age. Nous adoptons la traduction donnée par L. Halphen. Alcuin écrit cette lettre, relative à l'autorité des pouvoirs politiques, à Charles, roi des Francs, en 799. Alcuin, moine d'origine anglo-saxonne, abbé de Saint-Martin-de-Tours depuis 796, est l'un des principaux conseillers du roi Charles, le futur Charlemagne. Avant comme après son couronnement, Charlemagne s'est entouré de conseillers prestigieux, instruits. Ce sont des clercs, tels Alcuin, ou l'abbé Angilbert, ou encore Théodulf, évêque d'Orléans, par exemple. Leurs doctrines visent à renforcer l'autorité royale, tout en resserrant les liens entre pouvoir temporel et spirituel. Les prérogatives du chef temporel s'étendent largement sur l'Église. Alcuin s'adresse au roi Charles pour l'inciter à avoir une plus haute conception de sa propre fonction. Il expose sa théorie sur le pouvoir royal.

I- Les deux autorités en déclin
II- La dignité royale

Extrait du document:

Par ce terme, Alcuin reconnaît l'autorité théorique du pape. Le Souverain Pontife a le titre de « vicaire ». Son pouvoir vient de ce qu'il occupe le siège de Pierre. Par ces affirmations, l'auteur reprend les arguments essentiels que les docteurs de l'Église invoquaient habituellement pour appuyer la doctrine de primauté pontificale. Cependant, il n'en tire pas toutes les conséquences possibles. Il ne s'agit pas d'exalter le pouvoir pontifical, mais celui du roi des Francs.

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