"Nagasaki" d'Eric Faye Commentaire de Texte by Luhof

"Nagasaki" d'Eric Faye
Commentaire de l'incipit de "Nagasaki" d'Eric Faye expliquant dans quelle mesure Eric Faye nous livre un début de roman à suspense en utilisant le registre fantastique.
№ 22811 | 1,300 mots | 0 sources | 2011
Publié le févr. 26, 2011 in Littérature
5,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

"Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas" écrivait Camus pour démarrer son oeuvre L'étranger, afin de prévenir le lecteur de la couleur de son livre. Bernard Werber, quand à lui, démarrait Le père de nos pères par "Qui sommes-nous? Où allons-nous? D'où venons-nous?" dans le but d'introduire le caractère didactique du récit. Ainsi l'incipit d'un roman se doit représentatif du reste de l'œuvre, tout en plaisant et donnant envie au lecteur de poursuivre le texte. Chose comprise par Eric Faye, auteur prolifique publiant un livre par année depuis 1991, parfois passant par la publication numérique uniquement, comme c'est le cas pour sa dernière œuvre Nuit du Verdict. Nous allons travailler sur l'incipit de Nagasaki, publié en 2010 et vainqueur du Grand Prix du Roman de l'Académie Française.

1. Un incipit posant les fondations du récit
2. Un récit a suspense
3. Le registre fantastique au service de l'étrange

Extrait du document:

Premièrement, le protagoniste représente la rationalité et met en œuvre des moyens concrets et précis pour vérifier les évènements irrationels qui parviennent dans sa vie monotone, tels que l'utilisation d'une "règle en acier inoxydable d'une longueur de quarante centimètres"(l.64-65), incluant de nombreux détails afin de renforcer la rationalité de la chose. Il en est de même pour les photographies du frigo, ainsi que d'autres initiatives telles que "la deuxième fois, par chance, j'avais conservé le ticket de caisse et pu vérifier que je n'avais pas eu la berlue"(l.109-111).

Commentaires