Pétition des historiens contre la loi du 23 février 2005 sur « le rôle positif de la présence française Outre-Mer » Commentaire de Texte

Pétition des historiens contre la loi du 23 février 2005 sur « le rôle positif de la présence française Outre-Mer »
Commentaire de la pétition des historiens contre la loi du 23 février 2005 sur « le rôle positif de la présence française Outre-Mer », publiée dans Le Monde du 21 mars 2005.
№ 22870 | 1,675 mots | 0 sources | 2007
Publié le févr. 27, 2011 in Histoire , Sciences Politiques
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Résumé:

Cette pétition d'historiens paru dans Le Monde du 25 mars 2005 demande l'abrogation pure et simple d'une loi en date du 23 février 2005. Cette dernière prône notament dans son article 4 le « rôle positif de la présence française en Outre-Mer ». Elle empêcherait ainsi l'élaboration d'une mémoire collective commune à tous les Français de toutes origines. Le parcours de cette loi n'a pourtant rien d'inabituel. Le projet de loi a été discuté à l'Assemblée nationale le 11 juin 2004. Son rapporteur était le député UMP Christian Kert. La partie soulevant les débats a été introduite par un sous-amendement du député UMP Christian Vanneste: « Le sous-amendement 59 à l'amendement 21 et le sous-amendement de coordination 58 tendant à mieux faire connaître aux jeunes générations le côté positif de la présence française en Afrique et en Asie, dans la lignée voulue par Jules Ferry ». Il est cependant passé inaperçu. Personne n'a soulevé d'objection lors de se discussion au Sénat le 16 décembre. Le texte fut définitivement adopté le 10 février 2005 et la loi promulguée le 23 février.

I] La responsabilité des historiens
II] Des atteintes à des principes essentiels

Extrait du document:

Cette loi est ainsi jugée « contraire à la neutralité scolaire et au respect de la liberté de pensée. » Elle porte atteinte à la liberté d'enseignement, au principe d'indépendance des enseignants-chercheurs et à la neutralité des programmes scolaires. Ils considèrent que l'Etat a nié un des principes d'instructions publique, en essayant d'imposer une histoire officielle. Les enseignants s'inquiètent du manque de concertation sur les programmes. Ils dénoncent le fait que le Parlement à tendance à inscrire dans la loi des dispositions relatives aux contenus précis d'enseignement qui relèvent de textes réglementaires. Ils demandent de plus que soit mis fin aux pratiques qui consistent à instrumentaliser l'enseignement de l'histoire au service des « devoirs de mémoire ». Pour finir, ils rapellent que les contenus des enseignements en histoire et géographie doivent se fonder sur les acquis de la recherche scientifique.

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