Peut-on parler de techniques artistiques dans l'art du XXe et XXIe siècle ? Commentaire de Texte by Rachel

Peut-on parler de techniques artistiques dans l'art du XXe et XXIe siècle ?
Commentaire d'une citation de Millet qui présente l'évolution des techniques artistiques au cours de l'histoire de l'art d'une part, et des critères de reconnaissance de l'artiste, d'autre part.
№ 3877 | 1,580 mots | 0 sources | 2008
Publié le févr. 26, 2008 in Arts Plastiques / Dessin , Arts , Histoire de l'Art
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Résumé:

Cette étude commente la citation de Millet, parue en 2006, dans "L'art contemporain" : «On a compris qu’on ne rencontrerait plus guère d’artiste qui pose en génie, ni qui revendique un don particulier. C’en est fini du savoir-faire qui le distingue du commun des mortels, c’est plutôt la volonté de mener jusque dans ses ultimes conséquences une idée, un choix, un geste absolument arbitraires».
Jusqu’à une certaine époque, la valeur d’une œuvre d’art était surtout mesurée en fonction du degré de difficulté, et de la virtuosité dont l’artiste faisait preuve, que ce soit en sculpture ou en peinture, pour ne prendre en considération que ces deux disciplines. De l’harmonie de la composition, du rendu des couleurs, de la complexité de sa technique ou encore d’une certaine forme d’innovation dans ces domaines, dépendait le succès que l’œuvre rencontrerait auprès du public.
De nos jours, cette conception technique de l’œuvre d’art a quelque peu disparu.
Comment a-t-elle évolué ?
C’est en partie ce que cette étude tente de déterminer. Car c’est un peu ce que suppose cette déclaration de Catherine Millet, lorsqu’elle évoque la «mort» du savoir-faire et la «naissance» de l’art comme idée.

Extrait du document:

Aujourd’hui l’enjeu n’est plus le même. L’artiste ne doit pas spécialement montrer à quel point il est doué mais plutôt à quel niveau il est capable de transmettre son idée, de la matérialiser. Si à une certaine époque l’artiste pour être pris en considération devait posséder dés le départ un certain savoir faire, de nos jours ce n’est plus vraiment ce qu’on lui demande. Mais le contexte dans lequel l’art est exercé n’est plus du tout le même. Si quelqu’un a besoin d’une image précise, il ira voir un illustrateur. Contrairement à une époque comme la Renaissance par exemple où pour être (re)connu il fallait répondre à des commandes précises : les seules personnes appréciant (j’entends par là pouvant « juger ») l’art en étaient les commanditaires, les mécènes, un public initié qui pouvait imposer ses exigences à l’artiste puisqu’il le payait (entre autres choses). Est-ce que comme la « demande » est différente de nos jours, le rendu l’est aussi, en conséquence ? Avant un commanditaire pouvait demander à l’artiste de refaire le tableau si celui-ci ne lui plaisait pas. L’artiste se devait donc de répondre à certains critères.

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