"Physique" d'Aristote- Livre II, chapitre 1 Commentaire de Texte by Morrigane

"Physique" d'Aristote- Livre II, chapitre 1
Commentaire d'un extrait de "Physique" traitant de l'essence de la nature et des étants naturels d'après Aristote.
№ 4264 | 2,540 mots | 0 sources | 2008
Publié le mars 11, 2008 in Philosophie , Physique
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Résumé:

Le passage traité correspond aux soixante premières lignes du premier chapitre du deuxième livre "Physique" d'Aristote.
Aristote a établi ce qu'est la nature, un principe de mouvement et de repos, il a différencié les genres d'étants en définissant le mode d'être fondamental de chacun (être-mû c'est-à-dire posséder en soi-même le principe de mouvement et de repos pour les étants naturels et, pour les étants non-naturels, ne pas posséder en soi-même ce principe, qui est extérieur ou accidentel), il a précisé l'essence des étants naturels en rappelant ce que sont l'ousia et l'hypokaimenon et, une fois la nature ainsi définie, a finalement établi qu'elle n'avait pas à être prouvée, étant toujours visible dans les êtres naturels. Tout est alors une question de capacité de vision.

1. La nature, la physis, elle-même cause

2. Détermination de l'essence des étants naturels

3. Etude de la science définie

Extrait du document:

Il commence son travail de séparation logique, de catégorisation, en distinguant les "étants par nature" de ceux issus "d'autres causes", en citant quelques exemples d'étants naturels: "animaux", éléments et "choses semblables". La nature est donc ici entendue comme une cause, aitia, ce qui signifie littéralement: ce qui est responsable du fait que la chose est, et qu'elle est ce qu'elle est. D'autres causes sont également responsables du fait que certains étants, les non-naturels, sont: il ne les explicite pas ici, on peut toutefois penser qu'il entend par là l'action humaine de production d'un artefact.
Après avoir établi cette différence fondamentale entre les deux genres d'être, il définit ce qu'est un étant par nature. On voit ici à l'oeuvre la volonté logique et méthodique d'Aristote qu'on retrouve dans tout le texte et dans tout l'ouvrage: il procède par définitions successives, par distinctions et articulations de ces définitions. Les étants naturels sont définis comme possédant en eux-mêmes un principe de mouvement et de repos: ce sont ceux qui possèdent en eux-mêmes une physis. La nature est effet entendue comme cause, comme on l'a vu, c'est-à-dire comme principe, et plus précisément comme principe de mouvement. Qu'entend ici Aristote par "principe"? En revenant au texte grec, on s'aperçoit que le principe c'est l'arkè, c'est-à-dire à la fois l'origine de et le pouvoir sur la chose, le commencement et le commandement.La physis est donc ce qui, au sein même de l'étant naturel, est à l'origine du mouvement et du repos, et les commande.
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