"Réfutation d'Helvétius" de Diderot Commentaire de Texte

"Réfutation d'Helvétius" de Diderot
Commentaire qui vise à étudier les raisons qui justifient la prise de position de Diderot contre la légitimité du pouvoir et le despotisme, donc le rejet de la thèse d'Helvétius.
№ 15076 | 1,650 mots | 4 sources | 2010 | FR
Publié le avr. 23, 2010 in Littérature , Philosophie
6,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

Diderot une figure emblématique du siècle des Lumières, est par le biais de son Encyclopédie, un contestataire radical de la légitimité royale. Il remet en cause dans l'un des articles de cette encyclopédie le principe même de royauté arbitraire. Il adhère pleinement à l'idée d'une république de citoyens en pleine possession de leurs droits et libertés. Le texte qui est la réfutation d'Helvétius, répond à la thèse selon laquelle un « prince juste et éclairé » est bon pour le peuple et peut donc jouir d'une pleine légitimité. Frédérick II de Prusse est un exemple de ce que l'époque appelait un prince éclairé.

Extrait du document:

La première des raisons qui pousse Diderot à rejeter la thèse d'Helvétius relève de l'étude du comportement des peuples. Il affirme que la succession de quelques despotes justes et éclairés suffit à créer un sentiment de confiance de principe dans le despote. Progressivement, il y a une assimilation du pouvoir à une image de vertu et de bonté. Ainsi, le peuple abandonne-t-il son droit de regard sur la politique et accorde une légitimité de principe à tout despote aux vues de l'œuvre réalisée par ses prédécesseurs. Or, le despote fut-il mauvais, il bénéficiera de cet acquis pour imposer son pouvoir. Diderot actualise lui-même sa thèse en soulignant que sans en avoir conscience, les rois ont bénéficiés de cette logique d'accumulation.

Commentaires