"Système de la Méditerranée", Michel Chevalier Commentaire de Texte

"Système de la Méditerranée", Michel Chevalier
Commentaire de l'article "Système de la Méditerranée" de Michel Chevalier paru dans "Le Globe" en 1832 dans lequel l'auteur adapte au niveau de la Méditerranée l'idée du monde en réseau de Saint-Simon.
№ 20383 | 2,480 mots | 1 source | 2010
Publié le oct. 13, 2010 in Géographie , Histoire
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Résumé:

Dans la première moitié du XIXe siècle, bien que l'idée d'un vaste empire centré autour d'une « mare nostrum » a évoluée, la mer Méditerranée continue d'inspirer. C'est le cas, à partir de 1825, de certains saint-simoniens, disciples du penseur Saint-Simon. En effet, Saint-Simon prônait le passage d'une société ancienne, le « système féodal », à une société nouvelle, le « système industriel ». Pour lui, les moyens de transports modernes tels que les chemins de fer ou les canaux pouvaient permettre l'établissement d'une véritable société en réseaux dont le cœur est la classe industrielle. Ses disciples vont surtout retenir l'idée des voies de communication à développer. Après avoir essuyé des difficultés en Europe et particulièrement en France, ils vont trouver en Afrique et en Asie des terrains précieux et quasiment « vierges » sur lesquels ils veulent expérimenter les projets d'aménagement que leur inspire l'héritage de Saint-Simon. Il est alors intéressant de comprendre en quoi ce texte illustre-t-il à la fois la reprise de la pensée de Saint-Simon, tout en intégrant les idées nouvelles de Michel Chevalier ?
Pour cela l'étude se portera dans une première partie sur le tableau de l'Orient que présente Michel Chevalier : un paradis perdu. Dans un second temps, elle verra le vaste projet que l'auteur propose pour aménager cet espace. Enfin, elle se penchera sur le rêve de paix de Michel Chevalier.

Extrait du document:

A en croire Michel Chevalier, le climat qui règne entre ces populations se caractérise par l'entente et l'harmonie. On remarque en effet que si le passage par des conflits fut inévitable dans le jeu de domination des peuples en Mésopotamie, Chevalier n'insiste absolument pas sur les guerres, les conflits ou même les tensions. Au contraire, il s'attache à montrer uniquement les bons côtés de ces dominations et de ces conquêtes qui ont contribuées à enrichir la région. Si on se penche sur le versant religieux, c'est aussi une idée d'unité qui ressort de cette présentation et non pas de division. Les différentes communautés religieuses sont liées par le partage d'ancêtres communs. Ainsi, on a le sentiment que chaque homme a apporté son savoir pour le bien de tous les habitants de ce « paradis terrestre ». Si le rapport entre diversité et unité contribue à la puissance de cet Orient, c'est la perte de l'unité qui entraina, selon Michel Chevalier, la perte et la déchéance de ses « grands empires ».

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