« Traité de la nature humaine », Hume Commentaire de Texte

« Traité de la nature humaine », Hume
Commentaire d'un extrait de l'ouvrage « Traité de la nature humaine », de Hume se demandant si l'homme ne désire que par rapport à autrui. (pdf)
№ 26241 | 3,745 mots | 0 sources | 2011 | FR
Publié le sept. 11, 2011 in Philosophie
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Résumé:

L'homme est un être naturellement sociable : il a besoin d'autrui pour satisfaire ses besoins, mais aussi que tous ses désirs se « réfèrent à la société » ; ce qui fait que la « sympathie » est la première de toutes nos passions ; telle est la thèse que David Hume émet dans ce texte. Texte, issu de l'ouvrage « Traité de la nature humaine », Hume, et qui débute à « Nous ne pouvons former aucun désir qui ne se réfère pas à la société. » et se termine à « il puisse partager son bonheur et de l'estime et de l'amitié de qui il puisse jouir. ». Sa thèse à peine formulée, elle soulève une objection évidente : il nous arrive souvent de supporter la présence d'autrui plus qu'on ne la souhaite ; il nous arrive de désirer être seuls. Mais ce n'est qu'une solitude partielle, temporaire et relative ; au contraire, avance Hume, une « parfaite solitude » serait « la plus grande punition » que nous pourrions endurer : une joie solitaire paraît toujours plus terne et une souffrance est plus intolérable sans un ami pour l'adoucir. Hume, nous en fournit la raison dans la seconde partie du texte : ce qui nous anime, ce sont nos « passions » ; ce sont elles qui nous poussent à agir. Or, comme la première de toutes les passions, c'est la sympathie, la thèse de Hume soulève une nouvelle difficulté. Affirmer que la sympathie est la première de toutes nos passions, n'est-ce pas exprimer qu'elle est au fondement de tous ces autres affects, dans lesquels nous nous référons à autrui non comme à un ami, mais comme à un rival ?

I. Analyse détaillée du texte
II. Intérêt philosophique : la passion fonde-t-elle notre rapport à autrui ?

Extrait du document:

Protagoras l'indiquait déjà : si les hommes vivent en société, c'est parce qu'il leur a fallu s'assembler pour assurer leur survie. Hume admet volontiers que les sociétés humaines se sont fondées sur la nécessité de se regrouper pour satisfaire nos besoins. Nu, sans armes naturelles, l'homme avait à la fois plus de besoins que les autres animaux, et moins de moyens pour les satisfaire. Il lui a donc fallu vivre en société.

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