"Vie de Saint Thomas" de William Fitz Stephen Commentaire de Texte by aliuye

"Vie de Saint Thomas" de William Fitz Stephen
Commentaire de texte portant sur un extrait du prologue de l'oeuvre de William Fitz Stephen dans laquelle l'auteur décrit la ville de Londres au XIIème siècle.
№ 10031 | 4,520 mots | 4 sources | 2008
Publié le févr. 04, 2009 in Histoire , Littérature , Littérature Etrangère
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Résumé:

Comparé au royaume de France, le royaume d'Angleterre bénéficie d'une bien meilleure gestion du territoire dû au contrôle qu'exerce la royauté : l'Angleterre est moins centralisée que le royaume de France, cependant nous assistons au XIIème siècle à l'émergence d'une capitale du royaume en la ville de Londres. Londres a fait l'objet d'une description à cette même époque par William Fitz Stephen né à Londres et décédé en 1991 : il est serviteur de Thomas Becket (1118-1170), archevêque de Canterbury de 1162 à sa mort, puis est fait shériff de Gloucester par Henri II, roi d'Angleterre de 1154 à 1189. L'extrait étudié fait partie de la préface du livre "Vie de Saint Thomas".
Cette étude déterminera d'abord comment l'auteur argumente le fait que la ville de Londres est une ville destinée à être la plus prestigieuse au monde du fait de son passé, puis elle se concentrera sur l'actuel visage de Londres qui impose son autorité sur le monde environnant, pour finir enfin sur un éloge de la ville entre fiction et réalité.

Extrait du document:

Le portrait de Londres que peint William Fitz Stephen est certes un portrait élogieux, mais peut-être trop élogieux pour refléter réellement la situation de la ville à la fin du XIIème siècle. Les Londoniens sont présentés comme des citoyens d'exception, mais ce que ne nous dit pas l'auteur, c'est que tous ne bénéficient pas de la citoyenneté londonienne et que « la banlieue populeuse » (ligne 30) et populaire se voit refuser le droit de bourgeoisie. L'auteur s'attache à ancrer Londres dans un passé antique prestigieux : il n'hésite pas pour cela à reprendre l'origine troyenne et romaine (si l'on considère que Brutus est le petit fils d'Enée qui règne sur le royaume romain) trouvée dans l'ouvrage Historia regnum Britanniae qui lui-même s'est inspiré de légendes celtes et franques. Il occulte la période sombre de Londres après le départ des Romains (au Vème siècle), période à laquelle Londres se retrouve fort diminuée, laissant ainsi une impression de douce continuité dans l'histoire de Londres. En résulte des citoyens ayant toutes les qualités requises qu'aucune autre ville ne peut prétendre contenir en ses murs. Londres, en tant que capitale du royaume, compte nombre de constructions et de remparts : Winchester concentre à la fois le palais royal, l'organisation administrative, ainsi que l'église pour le couronnement dont il n'est pas fait mention dans le texte. Le port fluvial constitue la principale zone d'activités économiques due à l'importation et à l'exportation de denrées. Enfin, l'auteur s'évertue à mêler des bribes de légendes parmi une description d'un Londres médiéval qui se veut réaliste, ce qui peut semer la confusion dans l'esprit du lecteur. On s'aperçoit alors de l'importance de la culture celtique remaniée afin de convenir aux croyances chrétiennes : on ne doute pas cependant à la lecture de ce texte de la fascination qu'exerce la culture païenne (notons que dans certains passages, l'auteur fait des références à Horace ou Vigile).
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