« Voyage faict en la terre du Brésil », Jean de Léry - chap 3 Commentaire de Texte

« Voyage faict en la terre du Brésil », Jean de Léry - chap 3
Commentaire d'un extrait du chapitre III de l'œuvre « Voyage faict en la terre du Brésil », de Jean de Léry se demandant si l'auteur ne fait pas dans cet extrait une description très neutre, proche du texte de voyage référentiel courant au XVIème siècle.
№ 18518 | 1,260 mots | 1 source | 2008
Publié le juil. 31, 2010 in Littérature
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Résumé:

Nous étudions un extrait du chapitre III de l'œuvre « Voyage faict en la terre du Brésil », Jean de Léry. Le passage étudié comme par "Nous prinsmes semblablement beaucoup de Requiens" et se termine par "nous en avions ainsi le passe-temps". Nous sommes ici dans le voyage d'allé. Ils sont à « trois ou quatre degrez au deçà de la ligne Equinoctiale », c'est en tout cas ce qui nous est dit au début du chapitre III. Le passage débute avec : « nous prinsmes semblablement beaucoup de Requiens », donc le chapitre III est en fait une longue description de différents poissons (poissons volants, marsouins, etc.) dans laquelle s'inscrit celle des requins. Il s'agit donc de l'expression personnelle d'un voyageur enclin à rechercher des correspondances originales. En effet, au XVIe siècle, les naturalistes associaient constamment telle espèce de poisson à un autre animal, en vertu d'un principe analogique. Le texte s'inscrit également dans une certaine tradition descriptive : dans un premier temps, Léry suit à la lettre une description modèle véhiculée par les naturalistes et les voyageurs. En fait, il ne s'agit pas d'un simple parallèle mais d'un chiasme naturel, chaque animal constituant pour l'autre une sorte de pendant inverse et complémentaire.

I/ Comment Jean de Léry commence par décrire l'aspect des requins
II/ Il analyse le caractère dangereux des requins
III/ Comment il envisage de vaincre les requins

Extrait du document:

Toujours dans un souci d'objectivité, Léry décrit précisément les modalités de torture des requins : on coupe les nageoires puis on lie un cercle de tonneau à la queue, par exemple. Léry ne prend pas part à l'abattement de l'animal mais considère que le châtiment est légitime. Léry n'en est que le spectateur, c'est en tout cas son souhait. Mais le « nous » final nous indique un parti-pris de la part de Léry qui s'associe au corps des marins contre les requins. : « nous en avions ainsi le passe-temps. »

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