A quoi sert la philosophie ? Dissertation

A quoi sert la philosophie ?
Dissertation qui s'intéresse au sens profond de la philosophie et à l'intérêt que l'homme lui porte.
№ 11167 | 2,470 mots | 0 sources | 2006
Publié le mai 24, 2009 in Philosophie
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Résumé:

On tient généralement la philosophie pour une activité séduisante pour un esprit spéculatif mais inutile pour la vie quotidienne. Néanmoins, on lui reconnaît également une certaine dignité puisque d'un homme qui a su tirer raisonnablement parti de sa vie et en supporter fermement les épreuves, on dit : "c'est un philosophe". On peut donc dire que le sens commun a une vision contradictoire de la philosophie.
Est-ce à dire toutefois que la recherche de la sagesse soit vide de sens ? Ne doit-on pas penser au contraire que la culture comme activité désintéressée et la philosophie en particulier expriment l'effort le plus poussé fourni par l'esprit humain pour s'interroger sur sa condition et sur le sens de son existence ? Il conviendrait dès lors de comprendre que le "service" rendu par la philosophie ne doit pas être entendu dans un sens technique et extérieur à elle-même mais que son "intérêt" est désintéressé parce qu'elle recherche le savoir pour le savoir.

Extrait du document:

Il semble toutefois qu'une telle démarche spéculative oublie, méprise les nécessités de la vie quotidienne; de sorte que la philosophie apparaît par contrecoup comme une occupation futile et inutile; d'où les préjugés traditionnels à l'égard de la philosophie et du philosophe. Le philosophe est une rêveur inadapté (Cf. Thalès et "la servante Thrace"), un parasite (Cf. Platon : "Gorgias, Tirade de Calliclès"), un imposteur qui méprise les hommes (Cf. Aristophane : "Les Nuées"), sans oublier qu'il se dirige vers sa propre condamnation par l'échec de son discours (Cf.Platon : "République, VII, fin de l'Allégorie de la Caverne").
Néanmoins, on ne peut décider de cette question que si l'on a une idée claire de ce qui est utile et de ce qui sert véritablement, de ce qui importe à l'homme en tant qu'homme. Or le sens commun ne questionne pas la pré compréhension qu'il a de l'utile. "Servir à" c'est "être utile", soit "être un outil". Or un outil est un moyen (relatif) pour atteindre une fin (posée comme absolue). L'outil se caractérise donc par sa soumission (fonctionnalité) à un but extérieur de sorte que par lui-même il est différent et ne se justifie que dans son rapport à autre chose que lui-même : sa raison d'être lui est extérieure. On voit pas conséquent que le verbe "servir" est à comprendre à partir d'une vision technique et utilitariste, ce qui revient à se demander si la philosophie est, au-delà, la culture en générale, doivent être des savoirs intéressés (technique) ou bien des savoirs désintéressés (savoir pour savoir). Remarquons par ailleurs que l'étymologie du verbe "servir" est suggestive : en latin, "servire" c'est "être esclave" (Cf. servus... serf... serviteur), et "être au service de" ou "servir à", soit être relatif à autre chose que soi.
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