Agir, est-ce assumer les conséquences de ses actes ? Dissertation by JéromeB

Agir, est-ce assumer les conséquences de ses actes ?
Dissertation de philosophie qui pose la question de savoir si agir, c'est obligatoirement répondre de ses actions et reconnaître ses responsabilités.
№ 3861 | 2,885 mots | 13 sources | 2008
Publié le févr. 26, 2008 in Philosophie
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Résumé:

Agir, c’est au final assumer les conséquences de ses actes d’une façon ou d’une autre, sauf pour les personnes qui en sont déclarées irresponsables (les jeunes enfants, les personnes mentalement déficientes…); car si l’acte a eu des conséquences graves, on ne peut les ignorer. On peut les refouler, mais on ne peut les oublier complètement, alors mieux vaut sans doute ne pas s’en cacher et assumer les dommages qu’ils ont pu créer.
Assumer les conséquences de son acte peut permettre à l’agent de retrouver sa liberté –ne serait-ce qu’une liberté morale.

1. L’action oblige son auteur à reconnaître des responsabilités
2. Les responsabilités peuvent dépasser l'auteur
3. Le véritable acteur, c’est celui qui répond de ses actes et en assume toutes les conséquences, même les plus néfastes

Extrait du document:

Toute action implique de la part de son auteur une part de responsabilité. En effet, on caractérise une action par celui qui l’a réalisé : le seul responsable, c’est donc l’agent. Toute action a un sujet, elle ne peut être envisagée comme autonome (du moins en dehors des catastrophes naturelles). On s’intéresse ici aux conséquences de l’action, donc on a tendance à considérer plutôt des actions particulières qui attirent à leurs auteurs compliments ou réprimandes, gloire ou honte, car elles ont eu un effet important, qui dépasse généralement la sphère individuelle. Sartre, dans L’Etre et le Néant, explique que toute action est à imputer à son auteur. Une existence est une somme de projets, de réalisations qui impliquent l’homme et lui donnent des responsabilités qu’il ne peut fuir. Exister, c’est avoir des responsabilités et c’est donc être obligé d’assumer les conséquences de ses actes. Sartre le met en évidence dans sa pièce Les mains sales, à travers le personnage d’Hoederer, qui affirme avoir plongé ses mains dans le sang et dans la boue et s’oppose à Hugo : « Comme tu tiens à ta pureté, mon petit gars… ![…] La pureté, c’est une idée de fakir et de moine ». Hugo refuse en effet l’idée de devoir assumer les conséquences peu reluisantes d’une action qui irait à l’encontre de ses idéaux, alors qu’Hoederer ne regrette rien et assume tout, ses actes et leurs conséquences. Hugo est condamné à ne pas agir s’il refuse d’assumer les conséquences de l’action qu’on lui demande de faire.

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