Bien mal acquis ne profite jamais Dissertation

Bien mal acquis ne profite jamais
Dissertation sur le proverbe "bien mal acquis ne profite jamais" soulignant que le calcul effectué par le méchant est un calcul erroné.
№ 25702 | 3,510 mots | 0 sources | 2011 | FR
Publié le août 03, 2011 in Philosophie , Sociologie
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Résumé:

La sagesse commune évoque l'impossibilité pour le méchant de jouir des fruits de son crime à travers le proverbe « bien mal acquis ne profite jamais » : il s'agit de souligner que le calcul effectué par le méchant est un calcul erroné, puisque le mal ne paie pas. Mais qu'est-ce qui empêche exactement ce calcul d'aboutir à un résultat positif ? Le problème réside-t-il dans des contraintes physiques qui empêchent matériellement le méchant de faire usage de ce qu'il a obtenu, et annule toute utilisation pratique de l'objet mal acquis ? Ou bien s'agit-il de contraintes morales qui suppriment, non l'objet lui-même, mais la possibilité de la jouissance de celui-ci ?

1. Critique pratique du mal : le bien mal acquis échappe matériellement au méchant
2. Les raisons psychologiques et morales qui empêchent le méchant de jouir des fruits de son crime
3. Le triomphe du mal absorbe toute idée de jouissance effective dans un effondrement général du monde et des valeurs

Extrait du document:

La faute commise change non seulement l'être de l'homme, mais aussi l'état du monde, le conduisant à un désordre qui passe l'homme : ce nouvel ordre exclue la présence humaine et empêche l'homme de vivre et donc de jouir de ce qu'il a acquis. On observe cet effondrement du sens à l'œuvre dans Macbeth : comme le méchant que nous présente Rousseau dans La Profession de foi du vicaire savoyard, Macbeth se trouve radica¬lement séparé du monde, et condamné à une redoutable solitude. À la scène 4 de l'acte III, Macbeth voit le spectre de Banquo venir prendre part au banquet : cette vision témoigne du fait que, depuis son entrée dans le crime, Macbeth n'est plus capable de distinguer l'image de la réalité (la vision du spectre rappelle la dague qui menait Macbeth à la chambre de Duncan).

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