Bonheur et morale Dissertation by lujdo

Bonheur et morale
Dissertation de philosophie qui pose la question de savoir si le bonheur est affaire de morale.
№ 5951 | 1,320 mots | 0 sources | 2008
Publié le mai 27, 2008 in Philosophie
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Résumé:

Lorsqu'il s'agit de citer les choses qui nous rendent heureux rien de plus simple. Mais lorsqu'il est question de la nature et de l'essence du bonheur, là on ne sait plus trop quoi répondre. Le bonheur n'est pas la joie, certes trop éphémère, ni le plaisir, trop dépendant du désir et de sa satisfaction. Le bonheur signifie plutôt le sentiment profond d'un état de satisfaction complète, caractérisé par sa plénitude et son harmonieuse stabilité. Cette définition dépasse largement la conception matérialiste introduite par notre propos. Si l'on en croît Aristote, la recherche du bonheur est inhérente à l'homme.

I. Doctrines du bonheur

II. L'espoir de bonheur : «par-delà bien et mal» ?

Extrait du document:

Les philosophes, dès l'Antiquité, se sont interrogés sur cette recherche naturelle qu'Aristote exprime lumineusement. C'est incontestable, l'homme a une volonté «eudémonique» (d'être heureux). Mais indéniable est le fait que nous ne rencontrons pas ou très rarement des exemples de gens parfaitement et durablement satisfaits.
La plupart des écoles philosophiques de la Grèce antique (platoniciens, aristotéliciens, stoïciens, sceptiques, épicuriens, cyniques...) se sont attachées à formuler la possibilité d'une vie heureuse. Épicure, dans la Lettre à Ménécée, définira le bien suprême comme « plaisir » (qui n'est pas le plaisir de l' « hédoniste » ou du débauché, attention !). Tous les plaisirs ne sont pas à poursuivre, certains, « non-naturels » et « non-nécessaires », seront même à proscrire. Le tempéré sera plus apte au bonheur que l'excessif, le plaisir étant plus accessible et moins dangereux pour celui qui vit de manière «ascétique» (privation volontaire et mesure de soi, pas d'excès) que pour celui qui s'y adonne démesurément et frénétiquement. Pour être heureux il faut donc éviter la souffrance et rester lucide, nous dit Épicure. Le prix à payer pour être heureux réside donc dans la volonté de mesure constante de soi. Le bonheur dépend ainsi, chez Épicure, de l'application d'une stricte morale de vie, sagesse existentielle...

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