Bonheur et souffrance Dissertation by emarroyo

Bonheur et souffrance
Dissertation à partir d'une citation de Jean Danielou, tirée de " Scandaleuse vérité " : " Le bonheur est la vocation de l’homme ; il vaut mieux souffrir et ne pas renoncer au bonheur, que trouver la paix en y renonçant ".
№ 1196 | 826 mots | 0 sources | 2007
Publié le sept. 05, 2007 in Philosophie
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Résumé:

Cette citation semble à première vue paradoxale. En effet, le bonheur n’enlève t’il pas la souffrance ? La paix, ou satisfaction, n’est-elle pas ce qu’on appelle le bonheur ? Cette dissertation montre que l’erreur commune est de confondre satisfaction de courte durée et bonheur ; pour montrer ensuite que la recherche du bonheur est un effort de longue haleine, au cours duquel la souffrance n’est pas exclue.

Extrait du document:

« Tout homme recherche d’être heureux, cela est sans exception » affirme Sénèque. Il apparaît en effet que la recherche du bonheur est naturelle à l’homme, c’est même constitutif de la pulsion de vie selon Freud. Plus encore, « le bonheur est la vocation de l’homme » nous dit Jean Danielou dans Scandaleuse vérité, et ajoute ensuite « il vaut mieux souffrir et ne pas renoncer au bonheur, que trouver la paix en y renonçant ».
Premièrement, Daniélou affirme que le bonheur est vocation de l’homme, c’est à dire, le but de toute vie humaine, une destination naturelle. La pulsion de conservation ou de satisfaction, chez les animaux, apparaît chez l’homme comme recherche du bonheur. Et en premier lieu, puisque l’expérience de la douleur est universelle, chacun cherche à se sous-traire à cette souffrance. Le bonheur en première définition apparaîtrait alors comme le non-malheur, et sa recherche comme la fuite du malheur. A partir de là, l’homme qui cherche à éviter la douleur va courir après une satisfaction immédiate de ses plaisirs pour atteindre ce bien être qu’il prend pour le bonheur. Cependant, cette satisfaction des plaisirs et le bien être, qui en découle sont éphémères, les désirs étant sans cesse renouvelés ; ils peuvent se comparer au tonneau des Danaïdes constam-ment rempli, mais qui se vide au fur et à mesure. Ainsi Sénèque dans La vie heureuse s’oppose aux théories épicuriennes qui font du plaisir le bonheur, alors que les désirs sont insatiables et inconstants et leurs plaisirs gâchés par la peur de les perdre.

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