Connaître et agir Dissertation by GeorgesLemardeley

Connaître et agir
Dissertation de philosophie sur la morale de l'action : quelle est la valeur de l'action ? Dans quelle mesure savoir si elle s'accorde à une éthique ?
№ 11045 | 2,860 mots | 0 sources | 2009
Publié le mai 14, 2009 in Philosophie
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Résumé:

Répondre à l'appel, d'un point de vue moral, afin de pouvoir être perçu comme tel, en vue du bien, tout acte volontaire serait voué à ce dessein. Soit que l'actant considère la connaissance comme fonds théorique sans fond de ses délibérations et de ses choix, spéculations limitrophes entre virtualité et passage à l'acte ; soit qu'il en use comme d'un moyen en vue d'une fin qu'il s'est lui-même prescrite, c'est-à-dire en somme comme motif d'une doctrine, elle-même mise en œuvre au jour le jour, et ce dans l'optique d'atteindre à l'autonomie ; soit enfin que la théorie – outre ses aspects utilitaires, qu'elle dialectise de fait – soit envisagée comme finalité en elle-même, ne se fixant de but qu'elle-même.
Dès lors, cette étude tâchera de montrer dans quelle mesure notre existence, choix et acte perpétuellement relancés, remis en cause, peut réagir à ce qui la transcende, à l'inconnaissable – ou en tout cas, en quoi cela a une valeur, quelle que soit la téléologie avec laquelle l'on s'accorde, d'éprouver les limites de la connaissance même, avant que d'insérer notre devenir dans une quelconque loi. Par suite, cette étude déterminera la logique – ou l'absence de logique – à poursuivre, qui unirait l'une à l'autre action et connaissance, en permettant, en cette vie, d'exister selon l'essentiel, quel que soit celui pour lequel l'on se devient.

Extrait du document:

Qui plus est, en second lieu, pour ce qui nous concerne, une position prônant la rupture de l'Être d'avec la valeur, nous paraît irréalisable en pratique : ne doutant pas de notre doute quant à ce qu'aucune expérience ne nous donne, je tomberais bien vite dans la passion, opposée à la volonté, et courrais le risque d'être partout tout le temps déçu de l'exister. Courir un autre risque, celui de l'action, qui me fait préconiser un rapport (sans aucune évidence ni certitude), non pas confondant et dialectique, ne me réservant nul ticket aux premières loges, en première classe, acquis au mérite, pour un au-delà bien trop éloigné de moi afin que je puisse désirer autre chose que de le désirer, de le parier, d'y croire – encore faudrait-il que ce soit mon cas. Par ailleurs, la valeur ne peut être donnée puisque, par sa présence réelle, elle ne serait plus valeur, mais être : ici la tâche morale, et tout mouvement spirituel, seraient achevés. Au contraire, la moralité et ses lois instaurant maintes et souvent de vaines interrogations sur la temporalité, ainsi que nous le verrons plus loin, l'origine qui régit l'humain est proprement l'infixité qui lui font constater – peut-être – la présence absence d'une énigme, d'un mystère, d'un je-ne-sais-quoi en dehors de toute rationalisation possible. Cette considération prométhéenne, traditionaliste, du vouloir, est sans doute téméraire et a l'apparence du mérite, celui de fournir la conscience en espoirs ; aussi définit-elle des pans entiers, dans tous domaines, du monde dans lequel nous vivons, mais accuse un autre écueil dont il semble être utile de se départir aux fins d'agir ici et maintenant : celui de ne pas aimer l'instant, l'éphémère, l'intensité du fini, c'est-à-dire de l'autre, de moi, du monde qu'en réseau l'on se crée.

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