Dans quelle mesure peut-on parler d'une « banalité du mal » ? Dissertation

Dans quelle mesure peut-on parler d'une « banalité du mal » ?
Dissertation se demandant si la notion de « banalité du mal », relative au conformisme docile qui explique la perpétration d'un crime de masse, peut être appliquée aux œuvres "la Profession de foi du vicaire savoyard" de Macbeth ou "Les Ames fortes".
№ 25703 | 2,165 mots | 0 sources | 2011 | FR
Publié le août 03, 2011 in Littérature , Philosophie , Sociologie
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Résumé:

Relative, dans l'esprit d'Hannah Arendt, au conformisme docile qui seul peut expliquer la perpétration d'un crime de masse, la notion de « banalité du mal » peut-elle être appliquée à des œuvres telles que la Profession de foi du vicaire savoyard, Macbeth ou Les Ames fortes ? Si, à certains égards, ces textes semblent corroborer la vision d'une malignité uniforme, machinale et conformiste , il n'en demeure pas moins qu'ils pensent le mal sur le mode de l'anomalie. Cette apparente contradiction trouve peut-être son explication dans le fait que l'œuvre littéraire relate avant tout une expérience singulière.

1. L'universelle médiocrité du mal
2. Le mal : une anomalie
3. L'expérience toujours singulière du mal

Extrait du document:

Le regard objectif sur le mal est estompé, dans nos œuvres, au profit de la mise en scène d'une intériorité confrontée au problème du mal. Le vicaire est un homme qui a fait l'expérience du mal et de la tentation ; il lui arrive même encore de céder, en les méprisant, à ses illusions : au récit de son expérience se superpose en outre l'histoire de son protégé, qui précède l'exposé de la profession de foi. Rousseau nous met donc en présence d'une double intériorité. À cet égard, le passage de la troisième personne à la première, dans le prologue, est révélateur : « Je me lasse de parler en tierce personne... ».

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