Délire de l'imagination, délire de la raison Dissertation

Délire de l'imagination, délire de la raison
Dissertation se demandant si l'on peut évoquer le délire de la raison au même titre que celui de l'imagination.
№ 24869 | 2,015 mots | 0 sources | 2011
Publié le juin 16, 2011 in Philosophie
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Résumé:

Alors que le terme de délire de la raison serait spontanément qualifié d'oxymore, pour Edgar Morin, « pousser la raison à ses limites aboutit au délire ». Ainsi, au même titre que l'imagination, puissance dangereuse et séduisante, accusée de la création de toutes sortes de chimères, d'irrationalités et de délires, la raison pourrait être également victime de délire. Le délire, relevant selon le Dictionnaire de l'Académie Française d'une « distorsion profonde de la relation avec le monde environnant », ainsi que d'une « croyance inébranlable à une réalité imaginaire » semble être bien plus le produit de la déraison que celui de la raison. Celle-ci, définie par Descartes dans son Discours de la méthode comme « puissance de bien juger et distinguer le vrai d'avec le faux » semble être au contraire la faculté régulatrice permettant à l'homme d'éviter la folie ou l'enfermement dans les productions de son imagination.

1. Dans quelle mesure le délire de la raison est-elle provoqué par celui de l'imagination ?
2. En considérant le rôle régulateur de la raison, les délires de l'imagination sont dus à une faiblesse de la raison
3. Les excès de raison ne conduisent-ils pas également au délire de celle-ci ?
4. Il en résultera l'apparition d'une complémentarité ainsi que la réhabilitation de l'imagination comme faculté régulatrice au même titre que la raison

Extrait du document:

Bien que l'imagination ayant atteint le délire, contamine forcément les capacités de la raison. Il revient à celle-ci le rôle de moduler l'imagination pr l'empêcher d'atteindre cet état de trouble. Spinoza, en plein siècle de méfiance envers l'imagination, montre que celle-ci crée des représentations neutres qui ne deviennent erreur que par suite de l'ignorance du sujet. Il établit ainsi dans l'Ethique que « les imaginations de l'âme considérées en elles-mêmes ne contiennent aucune erreur ». Ces représentations ne seraient donc pas des objets de pensée totalement autonomes puisque dans ce cas, elles pourraient devenir spontanément erreur.

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