« Désirer, est-ce nécessairement souffrir? » Dissertation by Lutincapone

« Désirer, est-ce nécessairement souffrir? »
Dissertation se demandant si désirer est seulement l'expression d'un manque qui impliquerait de ce fait une souffrance ou bien s'il peut conduire au bonheur.
№ 28318 | 3,390 mots | 0 sources | 2012 | FR
Publié le mai 08, 2012 in Philosophie
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Résumé:

« Désirer, est-ce nécessairement souffrir? » . Désirer c'est tendre vers un objet que l'on s'imagine être une source éventuelle, possible, de satisfaction ou de plaisir, en vue de combler un vide en soi. Du reste, une tension conduit par définition à une souffrance. Une souffrance étant une épreuve douloureuse, aussi bien physique que morale. Par ailleurs, est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être et ne peut pas être autrement qu'il est. Cela sous-entend quelque chose qui ne saurait être soumis au changement. En effet, nécessairement indique une interdépendance entre les deux termes du sujet, et insiste sur un lien de cause à effet non nuancé. Le sujet impose donc d'emblée une équivalence notoire entre désirer et souffrir. La question semble sous-entendre que désirer c'est souffrir, mais est-ce constamment le cas et surtout pouvons-nous nous limiter à dire que désirer, c'est souffrir?

1. Le désir est manque
2. Le désir doit être guidé par la raison
3. Le désir comme essence de l'homme

Extrait du document:

Le désir en plus d'être manque, et aussi essence de l'homme. Définissons tout d'abord ce terme d'essence : c'est ce qui fait qu'une chose est ce qu'elle est, sa nature. L'essence est pensée comme éternelle ou au contraire comme en devenir. Par déduction, nous pouvons dire que le désir fait partie de l'avenir de l'homme.
Le désir ayant avant tout trait à la sensibilité, il est normal que tous les vivants sensibles soient capables d'éprouver du désir, mais les hommes ont le désir rationnel de spécifique, celui-ci étant non présent chez les animaux.
SPINOZA partage cette théorie que le désir est l'essence de l'homme, il est donc puissance de l'homme et non pas simple manque. En effet, sa thèse est la suivante : ce qui est au fondement de tout être c'est un élan vital qui pousse l'être à persévérer dans l'être, c'est-à-dire à continuer à survivre et conserver une bonne santé.

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