Destin et fatalité Dissertation by BaronNoir

Destin et fatalité
Dissertation de philosophie qui se demande si le monde peut être sensé sans être fatal.
№ 6117 | 4,780 mots | 0 sources | 2007
Publié le juin 03, 2008 in Philosophie
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Résumé:

Ces notions de destin et de fatalité apparaissent très proches et même assez difficiles à distinguer. On peut considérer que la notion de destin met plutôt l’accent sur le sens de ce qui arrive, qui peut être accessible à l’homme, tandis que la notion de fatalité insiste sur le caractère inéluctable des événements.
Penser le destin ne signifie donc pas nécessairement priver l’homme de sa liberté. Au contraire, vivre dans un monde qui porte un sens, qui n’est pas livré à la seule contingence, est peut-être la condition nécessaire qui permet la liberté de l’homme.

I- L’existence du destin n’interdit pas la liberté.
1) Le destin dans sa définition la plus restrictive, c’est-à-dire la prédétermination de tout ce qui arrive, n’empêche pas la liberté de l’homme.
2) Considérons à présent la distinction entre destin et providence comme moyen de comprendre la liberté humaine dans un monde sensé.
3) Le destin n’exclue pas une part de contingence dans l’existence humaine.

II- La liberté ainsi considérée ne semble néanmoins pas satisfaisante.
1) La prédétermination des choses ne laisse qu’une liberté intellectuelle purement abstraite.
2) La providence ne permet qu’une liberté d’action limitée aux possibles du monde, qu’elle détermine
3) La véritable antithèse de la liberté n’est pas la fatalité mais la contingence

III- On ne peut penser la liberté sans penser le destin.
1) Penser le destin devient un impératif philosophique et moral, pour penser la liberté humaine
2) C’est le destin qui nous est subordonné et non l’inverse



Extrait du document:

Sur le plan physique, l’enchaînement des causes et des effets semble interdire toute liberté à l’homme, puisqu’il est déterminé jusque dans ses actes. Cependant le déterminisme ne se confond pas avec la fatalité : il donne un sens au monde, qui est un sens logique et qui est donc accessible à la raison humaine. L’ordre des choses, puisqu’il est un ordre, n’interdit pas notre liberté mais en constitue le cadre. Notre liberté réside dans l’usage de notre raison, qui peut nous permettre de connaître la nécessité qui nous régit ; même si nous ne pouvons pas la maîtriser, nous pouvons alors accorder nos désirs aux lois naturelles du monde et ainsi atteindre le bonheur, qui est une forme de béatitude. C’est en ce sens que Spinoza affirme, dans son Ethique, que «un homme libre qui vit suivant le seul commandement de la raison, n’est pas dirigé par la crainte de la mort mais désire ce qui est bon directement. Sa sagesse est une méditation de la vie».

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