Dignité humaine et liberté personnelle Dissertation by lauradroit

Dignité humaine et liberté personnelle
Dissertation qui analyse s'il est possible d'apporter des restrictions à la dignité humaine au nom du principe d’autonomie personnelle.
№ 5028 | 2,480 mots | 10 sources | 2007
Publié le avr. 09, 2008 in Droit , Questions Européennes , Questions Sociales
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Résumé:

Cette dissertation se base sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Concilier ces deux concepts de dignité humaine et d’autonomie personnelle soulève des difficultés. Il s’agit pour les juges confrontés aux cas d’espèce, de protéger les droits et libertés fondamentales des personnes concernées, tout en respectant le principe d’autonomie personnelle.
L’idée d’ingérence dans la vie privée au nom de la morale n’est pas une option possible au vu de l’évolution des mœurs et de la difficulté à saisir la définition de morale, des «bonnes mœurs», aujourd’hui.
Les juges ont donc trouvé un autre moyen de faire coexister ces notions.

I. L’autonomie personnelle ou la restriction de l’ingérence dans la vie privée et de l’effet du principe de dignité humaine
A) La libéralisation de la société et la nécessaire reconnaissance de l’autonomie de l’individu
B) Le problème de la dignité humaine « liberticide »

II. La dignité humaine, principe protecteur de l’individu, rempart contre l’autonomie personnelle exercée de façon destructrice
A) Le danger des dérives de l’autonomie personnelle envisagée comme droit et non comme liberté
B) L’ingérence à la vie privée nécessaire dans une société démocratique

Extrait du document:

La société évolue et devient de plus en plus tolérante, et le recours à la morale n’est plus guère utilisé par les juges ni au niveau national, ni au niveau communautaire, pour justifier une atteinte à la vie privée ou une restriction des droits et libertés. De cette évolution découle l’autonomie personnelle, fondée sur le droit à la vie privée protégé par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
L’individualisme grandissant pousse le particulier à se prévaloir d’un droit à définir, pour lui-même, ce qu’est la dignité humaine, et comment il compte l’appliquer à sa propre personne, au nom de son autonomie personnelle. Ainsi M. Wackenheim devant le Conseil d’Etat affirmait-il que son activité participe de son émancipation et donc de sa dignité. Cette définition de la dignité n’est pas sans rappeler celle des Lumières, qui fait venir la dignité de la capacité de l’homme à faire des choix.

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