Ecrire est-il nécessaire pour se connaître ? Dissertation

Ecrire est-il nécessaire pour se connaître ?
Dissertation sur l'écriture vue comme moyen d'accéder à la connaissance de soi-même.
№ 25768 | 2,945 mots | 0 sources | 2011 | FR
Publié le août 06, 2011 in Philosophie
8,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

L'écriture semble davantage le lieu de l'invention et de la fiction que le moyen d'accéder à la connaissance de soi-même. Pourtant, comme c'est le cas chez saint Agustin, Alfred de Musset et Michel Leiris, écrire, c'est d'une certaine manière s'inscrire en attestant de son identité, en se décrivant et en organisant le sens de sa vie. Cette identité est cependant mouvante, complexe, plurielle, alors que l'écriture fixe et fige la nature intime par catégories, et introduit tout un ensemble d'altérités non maîtrisées. Mais ce serait ne concevoir l'écriture que comme un résultat : n'est-elle pas au contraire essentiellement productrice, de sorte que l'acte d'écrire serait constitutif des actes de connaissance et de reconnaissance ?

1. L'écriture, instrument nécessaire pour poser son identité
2. L'écrit et les crises de l'identité
3. Ecrire, c'est s'écrire

Extrait du document:

Ecrire, c'est user du langage pour poser clairement une pensée. Si, en effet, la connaissance exige la possibilité de présenter un savoir objectif, le livre, en tant qu'objet concret, semble en être le moyen idéal, les mots en tant que signes matériels les médiations nécessaires. Comme le dit Hegel, « vouloir penser sans les mots est une tentative insensée » : « c'est dans les mots que nous pensons. » (Encyclopédie des sciences philosophiques) Mettre des mots sur son propre moi semble ainsi le moyen le plus efficace et le plus probant d'exprimer une idée claire de ce qu'on est. Si l'on envisage le cas de l'autobiographie, l'écriture a explicitement pour objet de mettre à plat ce qu'on sait de soi : comme le rappelle Philippe Lejeune dans Le Pacte autobiographique, elle implique que l'identité entre auteur, narrateur et personnage soit assumée au niveau de l'énonciation. C'est le cas et pour saint Augustin, et pour Michel Leiris.

Commentaires