En quoi écrire sur soi est-il une forme de confession ? Dissertation

En quoi écrire sur soi est-il une forme de confession ?
Dissertation, à la lumière de trois œuvres "Les Confessions", de Saint-Augustin, "L'Âge d'homme" de Leiris et "Lorenzaccio" de Musset se demandant dans quelle mesure il est possible d'affirmer que l'écriture autobiographique est un moyen de se confesser.
№ 25811 | 3,265 mots | 3 sources | 2011 | FR
Publié le août 07, 2011 in Littérature , Philosophie , Religion
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Résumé:

« Bénissez-moi mon père, parce que j'ai péché. » Telle est la parole inaugurale de la confession religieuse. Mais ne serait-ce pas aussi dans une certaine mesure, au sens propre comme au sens figuré, la parole inaugurale de l'écriture de soi ? Les deux pratiques, en tout cas, impliquent un dispositif relativement similaire dont rendent compte, chacun à leur manière, Saint-Augustin dans Les Confessions, Michel Leiris dans L'Âge d'homme et Alfred de Musset dans Lorenzaccio. Des affinités dont témoigne la naissance d'un genre littéraire à part entière, les confessions, qui dépassent le modèle religieux pour fonder le genre même de l'autobiographie. Mais la pertinence de la métaphore de la confession ne se restreint pas au seul genre des confessions : entre manipulation et aveu de soi, l'écriture de soi en relève à bien des égards et en un sens plus profond qu'à première vue.

I. Confession religieuse et écriture de soi
II. Plus qu'une simple confession : les confessions
III Écrire sur soi : de la confession à l'aveu de soi

Extrait du document:

En tant qu'elle peut désigner, dans son sens moderne, toute forme d'aveu, la confession telle qu'elle se manifeste dans l'autobiographie recèle en elle, toutefois, sa propre mystification. Dès lors, en effet, que le moi prend conscience de lui en train de coucher ses aveux sur la page, il a souvent tendance à ne pas aller au bout de ses aveux, à n'avouer que ce qu'il veut bien avouer, voire à avouer pour mieux se cacher. C'est une image parfaitement construite et maîtrisée de lui-même que le moi avoue, en somme.

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