En quoi le mal sert-il le bien ? Dissertation

En quoi le mal sert-il le bien ?
Dissertation qui cherche à savoir s'il est possible de cerner avec exactitude le bien.
№ 25227 | 1,250 mots | 0 sources | 2008
Publié le juil. 04, 2011 in Philosophie
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Résumé:

L'histoire est témoin d'un fait : l'adage « le mal sert le bien » a été utile à plus d'un. Cependant, il est bon d'analyser la pertinence de ces dires et d'en définir tous les termes. George Edward Moore pense qu'il est impossible de cerner avec exactitude le bien. Il s'agit en effet d'un terme générique pour une pluralité de contenus : la notion de bien est variable
suivant les personnes et suivant les sociétés, tout en étant évolutive au fil du temps. Le bien, valeur morale, résulte d'une appréciation portée sur l'activité humaine. Elle est relative à ce qui est propre à favoriser, à avantager ou à nous être utile dans notre vie. L'idée de bien est liée à celle de satisfaction apportée par une action, une pensée ou par un objet. Le bien sera donc recherché pour lui-même ou pour d'autres biens.
A contrario, le mal caractérise une force sensée être la cause de tout ce qui est mauvais du point de vue de la morale dans le monde. Il provoque la souffrance tant physique qu'intellectuelle, et peut, tout comme le bien, être hiérarchisé différemment selon chaque individu.
Désormais, ces deux notions étant correctement précisées, il est bon de s'attarder sur la signification du verbe servir. Nous étudierons l'impact des différents sens auquel il peut se prêter, en commençant par son caractère de complémentarité, ensuite celui de servitude, pour finir, sur son aspect de contribution.

Extrait du document:

Dieu a imaginé toutes les alternatives possibles à un monde parfait, et suivant les caractéristiques déjà présentes, il a choisi la meilleure des options. Celle-ci bien qu'étant imparfaite, peut être estimée comme
la moins mauvaise, de sorte que le mal est le moindre des biens. Cette thèse n'est pas isolée, elle est aussi renforcée par Proclus, qui partage des arguments analogues. Fermons cette parenthèse et attardons-nous donc sur cette primauté du bien. Cet atout est encouragé par notre société. Néanmoins, il l'est rarement récompensé directement, c'est plutôt de manière détournée que les bonnes personnes peuvent jouir du bien. Ce dernier est inscrit dans les moeurs comme ordinaire, naturel, contrairement au mal, qui déstabilise la société, et qui est sévèrement réprimandé, à l'aide d'amende, d'emprisonnement, de mise à mort ou de toute autre sanction. Dans les deux cas, c'est le bien qui est encouragé : en répandant un bien, même « de mauvaise qualité », on tend vers le bien idéal.

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