Enjeux bioéthiques : la définition de l'humain en question Dissertation by gaby7

Enjeux bioéthiques : la définition de l'humain en question
Dissertation qui montre que les biotechnologies s'interrogent sur la définition de l'homme en tant qu'objet scientifique mais aussi sur la conception "traditionnelle" de l'homme.
№ 6631 | 3,870 mots | 0 sources | 2008
Publié le juin 23, 2008 in Biologie , Médecine et Santé , Philosophie , Sciences
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Résumé:

«Il y aurait pourtant beaucoup de raisons d'être fier, et confiant». Ainsi débute l'ouvrage de Jean-Frédéric Poisson Bioéthique : l'Homme contre l'Homme. Celui-ci pointe les progrès fantastiques, notamment dans le domaine de la médecine, qui pourront ou peuvent déjà être alloués aux biotechnologies.
Pourtant, les questions soulevées par la bioéthique - qui a pour champ d'investigation les questions de la naissance, de la vie et de la mort, en relation avec les nouvelles possibilités ouvertes par les biotechnologies et la recherche biologico-médicale (manipulations génétiques, acharnement thérapeutique etc.) - sont légitimes, même en dehors de tout contexte religieux.

I. Les repères traditionnels de la conception de l'homme bousculés

II. Le clonage thérapeutique discuté, ouvrant la voie au clonage reproductif conférant une étiquette à l'homme et remettant en question la singularité de l'individu

III. Vers un eugénisme libéral ou la définition de l'homme par l'homme remettant en question la conception de l'homme comme être libre et autonome

Extrait du document:

Avec les biotechnologies, les repères d'échelles se trouvent bousculés et avec eux les repères traditionnels qui fondent la vie d'un homme également. Des comités de réflexions, comme le Comité Consultatif National d'Ethique pour les sciences de la vie et de la santé (1983) en France, ou encore le Groupe Européen d'éthique des sciences et des nouvelles technologies au niveau européen ont été fondés pour tenter de trouver une ligne à adopter face aux questions inédites posées par les biotechnologies. En effet, si le principe de fécondation in vitro a été accepté, que penser des techniques de manipulation génétique, qui touche le «coeur» du futur individu, son patrimoine génétique ? La question est de savoir si l'on peut considérer que le patrimoine génétique «fait» l'homme. On peut indéniablement affirmer que quoiqu'il en soit, ce n'est pas seulement le patrimoine génétique qui caractérise l'individu (importance de l'environnement notamment) mais dans la conception traditionnelle, un embryon doté d'un patrimoine génétique est une «personne potentielle».

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