Est-ce la conscience qui définit l'homme ? Dissertation

Est-ce la conscience qui définit l'homme ?
Dissertation de philosophie qui s'interroge sur le rôle exact de la conscience à travers des exemples précis.
№ 11020 | 1,995 mots | 0 sources | 2006
Publié le mai 12, 2009 in Philosophie , Psychologie
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Résumé:

L'homme, force est de le constater, n'est pas un animal comme les autres… et justement, il en a bien conscience, il s'en est bien rendu compte : De fait, s'il y a bien une chose qui semble pouvoir distinguer l'homme de l'animal, ce serait la conscience, à savoir la connaissance de ses propres pensées, de ses actes, cette capacité de saisir ce qui se passe autour de lui et de faire retour sur soi, d'analyser… Aussi a-t-il beau jeu de proclamer la conscience caractéristique humaine par excellence : revanche de l'esprit sur la réalité matérielle, la conscience serait la grandeur de l'homme…

1. En quoi la conscience peut effectivement être considérée comme l'essence même de l'homme ?
2. L'inconscience et l'inconscient chez l'homme

Extrait du document:

Car nombreuses sont de fait les situations où l'homme et sa conscience s'avèrent quelque peu dépassés : en témoignent notamment les actes manqués, qui précisément manquent leur but, et nous forcent par là-même à nous interroger sur leur origine profonde… C'est ainsi que Freud ; « psychologique des profondeurs » - justement ! – s'est penché sur tous ces actes mystérieux car inexpliqués (et apparemment, inexplicables de surcroit). Infligeant une troisième blessure, une troisième humiliation à l'homme (à la suite de Copernic et de Darwin…), il clamera qu'on a largement surestimé le rôle de la conscience (ébranlant par là même bien des certitudes profondément enracinées), cette conscience qui pourtant semblait si bien définir l'homme ! Celui-ci ne serait pas aussi maitre de lui-même qu'il se plait manifestement à le croire… En effet, Freud établit l'existence d'une entité psychique singulière : l'inconscient, même s'il faut préciser qu'avant lui, d'autres philosophes, comme Leibniz (qui évoque de « petites perceptions inconscientes ») ont pressenti l'existence de l'inconscient, ou du moins de pensées inconscientes. Découverte de l'inconscient donc, ou, pour être plus, précis, le « ça », qui s'avère être le pôle pulsionnel de l'appareil psychique… Pour Freud, tout acte psychique, aussi absurde semble-t-il, est de fait porteur de sens. Ainsi, les actes manqués sont à ses yeux des effets-signes, en ce que produits par une pensée inconsciente, ils permettent du même coup d'inférer l'existence d'un inconscient… Aussi le phénomène selon lequel les lapsus sont révélateurs s'avère-t-il confirmé !

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